SpaceX a procédé vendredi 22 mai 2026 au douzième vol d’essai de sa fusée géante Starship, équipée pour la première fois de sa version « V3 ». Le décollage a eu lieu depuis le site de la société au Texas peu après 17 h 30 locales (23 h 30 en France). L’ensemble, qui mesure 124 mètres de haut, a effectué un vol d’environ 65 minutes avant que l’étage supérieur ne s’abîme comme prévu dans l’océan Indien.

Des problèmes techniques en cours de mission

Si la séparation des deux étages s’est déroulée sans encombre, la manœuvre n’a pas été parfaite. Le porte-parole de SpaceX, Dan Huot, a indiqué que le propulseur (premier étage) n’a pas produit la poussée initialement prévue. Il est retombé rapidement dans le golfe du Mexique de manière incontrôlée. L’entreprise ne prévoyait pas de le récupérer intact, mais elle espérait le faire s’abîmer à un endroit précis.

Un autre incident a concerné le vaisseau lui-même. Après un dysfonctionnement de l’un de ses moteurs, il ne se trouvait pas exactement sur la bonne orbite. Les cinq moteurs restants ont donc fonctionné un peu plus longtemps pour compenser ce défaut.

Un bilan jugé positif par SpaceX et la Nasa

Malgré ces accrocs, les équipes de SpaceX se sont réjouies lorsque l’étage supérieur a terminé sa course dans l’océan Indien. Le patron de la Nasa, Jared Isaacman, a salué sur le réseau X un « sacré décollage de Starship V3 », ajoutant que cela « rapproche de la Lune… et de Mars ».

Ce douzième test intervient sept mois après le précédent. SpaceX cherchait à démontrer les améliorations apportées à son lanceur, qui doit à terme être utilisé pour les programmes lunaires de la Nasa. L’agence spatiale américaine prévoit d’envoyer des astronautes sur la Lune en 2028, alors que la Chine ambitionne également d’y parvenir d’ici à 2030.