Le PDG de Google, Sundar Pichai, a pris la parole après que son prédécesseur Eric Schmidt a été hué par des étudiants lors d’une cérémonie de remise des diplômes. Interrogé sur sa « stratégie face aux huées » par un animateur de podcast, Pichai a déclaré que les diplômés qui ont exprimé leur mécontentement envers Schmidt sont ceux qui « façonneront l’avenir de l’IA et devront en assumer les conséquences ».
L’incident s’est produit alors que les inquiétudes des étudiants concernant l’impact de l’intelligence artificielle sur l’emploi se multiplient. Eric Schmidt, qui a dirigé Google de 2001 à 2011, a été pris pour cible lors de son discours, reflétant une méfiance croissante envers les géants de la technologie et leurs promesses autour de l’IA.
Pichai reste optimiste malgré les tensions
Malgré cet épisode, Sundar Pichai a affirmé qu’il restait optimiste quant à l’avenir des jeunes générations. Il a souligné que ces mêmes étudiants, par leur formation et leur engagement, joueront un rôle clé dans l’évolution de l’IA. « Ils devront en assumer les conséquences », a-t-il ajouté, semblant indiquer que la responsabilité du développement technologique incombera à ceux qui critiquent aujourd’hui.
Ces propos interviennent dans un contexte où de nombreuses universités et écoles voient leurs étudiants exprimer des craintes face à l’automatisation et à la transformation des métiers. L’IA, en particulier depuis l’essor des modèles génératifs, suscite à la fois espoir et appréhension chez les futurs diplômés.
Un avertissement ou une reconnaissance ?
La déclaration de Pichai peut être interprétée de deux manières : comme un avertissement adressé aux jeunes qui rejettent les acteurs de l’IA, ou comme une reconnaissance de leur pouvoir à influencer le futur de cette technologie. En les désignant comme ceux qui « façonneront » l’IA, le PDG de Google semble leur accorder une place centrale dans les décisions à venir.
Reste à savoir si les étudiants concernés entendront ce message. Les huées contre Eric Schmidt montrent en tout cas que le dialogue entre les géants de la tech et la nouvelle génération est loin d’être apaisé.