Escalade militaire au Proche-Orient. Le président américain Donald Trump a averti qu'il pourrait devoir « finir le travail » face à l'Iran, alors que les États-Unis et la République islamique ont échangé des frappes ces dernières heures. Cette déclaration, rapportée ce jeudi, intervient dans un contexte de tensions extrêmes, alors que les négociations pour un accord de paix semblent au point mort.

Des avertissements sévères. Lors d'une réunion du Cabinet à la Maison-Blanche, M. Trump a laissé entendre que les opérations en cours pourraient ne pas suffire à mettre un terme au conflit. « Il faut que ce soit fait correctement », aurait-il déclaré, ajoutant qu'« aucune puissance ne doit dominer la région ». Ces propos suggèrent que la Maison-Blanche envisage une intensification des bombardements si les conditions de Washington ne sont pas remplies.

Les frappes se multiplient. Plusieurs rapports font état de nouvelles attaques aériennes américaines contre des sites iraniens, principalement dans l'ouest du pays et dans le sud, près du détroit d'Ormuz. Des frappes de représailles iraniennes ont également été signalées contre des positions américaines et israéliennes en Irak et en Syrie, ainsi que contre des installations navales dans le Golfe. Les autorités locales font état de victimes civiles dans plusieurs localités iraniennes, sans qu'un bilan officiel ne soit encore disponible.

Impasse diplomatique. Les efforts de médiation menés par des puissances régionales et européennes n'ont pour l'heure abouti à aucune trêve. Les conditions posées par les deux camps – notamment la levée des sanctions américaines et la fin du programme nucléaire iranien – restent irréconciliables. Des diplomates ont confié que les positions « n'ont jamais été aussi éloignées » depuis le lancement de l'opération américaine il y a plusieurs semaines.

Réactions régionales. Les pays voisins, dont l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, ont exprimé leur inquiétude face à une conflagration généralisée. Le sultanat d'Oman, qui entretient des liens historiques avec Téhéran, se trouve sous pression américaine pour ne pas servir de voie de contournement aux sanctions. Les déclarations de M. Trump sur le contrôle du détroit d'Ormuz sont perçues dans la région comme une menace à peine voilée envers Mascate.

Situation humanitaire. Les Nations unies et plusieurs ONG alertent sur la dégradation des conditions de vie des populations civiles. Les coupures d'électricité, la pénurie d'eau potable et le manque de médicaments touchent des millions d'Iraniens. Les hôpitaux du sud-ouest du pays sont débordés. Les organisations humanitaires appellent à l'ouverture de couloirs sécurisés, sans succès pour l'instant.

Prolongation du conflit. Avec cette nouvelle menace présidentielle, l'hypothèse d'une guerre longue se renforce. Des experts estiment que l'administration américaine pourrait étendre ses opérations au-delà des seuls sites nucléaires et militaires, ciblant les infrastructures économiques et pétrolières de l'Iran. Aucun calendrier de cessez-le-feu n'a été évoqué par Washington.