Xiaomi voit ses ventes de voitures électriques progresser, mais peine encore à rentabiliser chaque unité. Selon des informations publiées fin mai 2026, le géant chinois de l’électronique accuse une perte sur chaque exemplaire de sa SU7 écoulé, malgré un volume de livraisons en hausse.

Le constructeur, entré sur le marché automobile en 2024 avec la berline SU7, a rapidement gagné des parts de marché en Chine. Toutefois, les coûts de production et d’investissement restent élevés, ce qui explique des marges négatives à l’unité. Cette situation n’est pas rare pour un nouvel acteur : les économies d’échelle et l’optimisation de la chaîne d’approvisionnement prennent du temps.

Des pertes structurelles

D’après les données financières récentes, chaque SU7 vendue représenterait une perte nette pour Xiaomi. L’entreprise mise sur une augmentation des volumes pour atteindre la rentabilité, un pari classique dans l’industrie automobile. Les analystes soulignent que la stratégie de prix agressive de Xiaomi, avec un modèle d’entrée de gamme particulièrement attractif, comprime les marges.

Une concurrence féroce

Le marché chinois des véhicules électriques est dominé par des acteurs établis comme BYD et Tesla, auxquels Xiaomi doit faire face. La marque mise sur son écosystème numérique et son image technologique pour fidéliser une clientèle jeune. Cependant, la guerre des prix menée par le secteur rend l’équilibre financier difficile à atteindre à court terme.

Perspectives

Xiaomi continue d’investir dans l’expansion de sa capacité de production et le développement de nouveaux modèles. L’objectif est d’atteindre un seuil de rentabilité dans les prochaines années, à condition que la demande reste soutenue et que les coûts baissent. En attendant, le groupe finance ses pertes automobiles grâce à ses activités historiques (smartphones, objets connectés) qui restent très profitables.