L'édition 2026 du classement des aéroports établi par AirHelp, organisme spécialisé dans la défense des droits des voyageurs aériens, révèle une situation contrastée pour les plates-formes aéroportuaires françaises. Basé sur les retours de plus de 14 000 passagers issus de 68 pays, ce palmarès évalue chaque infrastructure selon trois critères : la ponctualité, qui compte pour 60 % de la note totale, l'expérience des passagers, à hauteur de 20 %, et la qualité des services et du confort proposés par l'aéroport, également pour 20 %.

Lyon-Saint Exupéry en tête du classement français

C'est l'aéroport de Lyon-Saint Exupéry qui décroche la meilleure note parmi les aéroports hexagonaux, avec une moyenne globale de 7,69 sur 10. Cette performance le place au 102e rang mondial. L'aéroport lyonnais se distingue particulièrement par son expérience passager, notée 8 sur 10.

Derrière Lyon, Paris-Orly suit de près avec une note de 7,67 sur 10 (7,8 pour la ponctualité, 7,6 pour l'expérience et 7,3 pour les services). Bordeaux-Mérignac complète le podium français avec une moyenne de 7,62 sur 10.

Roissy-Charles de Gaulle et Nice à la peine

Le plus grand aéroport français, Roissy-Charles de Gaulle (CDG), n'atteint que la 216e place sur les 279 aéroports répertoriés dans ce classement. Sa note moyenne s'élève à 7,29 sur 10, ce qui le place au 8e rang national. Ce résultat modeste contraste avec l'importance de ce hub, l'un des plus fréquentés d'Europe.

L'aéroport Nice-Côte d'Azur ferme la marche des aéroports français évalués, avec la note la plus faible, 6,73 sur 10. Selon AirHelp, cette contre-performance provient principalement du score de ponctualité le plus bas enregistré parmi les plates-formes tricolores.

Un recul français expliqué par la ponctualité

Interrogée sur les causes de ce décrochage, Margaux Doublet, porte-parole d'AirHelp, a souligné le problème récurrent de ponctualité qui affecte les aéroports français. « Bien que les aéroports français continuent d'offrir un niveau de service de base tout à fait honorable, leur recul dans le classement cette année souligne que la ponctualité reste un point faible majeur », a-t-elle déclaré. Elle a ajouté qu'« à mesure que la demande de trafic augmente, les hubs doivent donner la priorité à l'efficacité structurelle afin de continuer à respecter les normes élevées en matière de prise en charge des passagers auxquelles les consommateurs ont légalement droit ».

Un podium mondial dominé par l'Amérique latine et l'Afrique

À l'échelle mondiale, c'est l'aéroport Tocumen de Panama City qui obtient la meilleure note, avec 8,48 sur 10. Il est suivi par l'aéroport brésilien Pinto Martins-Fortaleza (8,42/10) et par l'aéroport du Cap, en Afrique du Sud (8,36/10). Ces performances soulignent la diversité des critères pris en compte, au-delà de la seule taille ou fréquentation des infrastructures.