Les forces armées américaines ont lancé une neuvième nuit consécutive de frappes contre l'Iran, ont indiqué des responsables militaires lundi. Cette nouvelle salve de bombardements intervient alors que le Pentagone a annoncé la mort d'un troisième soldat américain en l'espace de quelques jours au Moyen-Orient.

Le militaire a perdu la vie samedi dans le nord de l'Irak, lors d'une opération de neutralisation d'un engin non explosé retrouvé sur un drone d'attaque iranien abattu. L'armée américaine a précisé qu'il s'agissait d'une détonation contrôlée d'explosifs, sur une base où les États-Unis maintiennent une présence.

Dans un communiqué, la présidence américaine a justifié la poursuite des raids en affirmant qu'ils étaient menés « en hommage » aux soldats tués. Ces frappes, les plus intensives depuis le début du conflit ouvert entre Washington et Téhéran, visent des sites militaires et des infrastructures liées aux Gardiens de la révolution.

Sur le plan économique, l'escalade militaire a fait grimper le prix du baril de Brent au-dessus de 90 dollars, une première depuis juin de l'année précédente. La menace pesant sur le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le transport pétrolier mondial, continue d'alimenter les craintes des marchés.

Cette neuvième nuit de bombardements confirme l'absence de désescalade, malgré les appels internationaux à la retenue. Aucun bilan officiel des victimes iraniennes n'a été communiqué par les autorités locales dans l'immédiat. Téhéran a déjà prévenu qu'il riposterait à toute attaque, y compris par des offensives « à grande échelle ».