L'accord de paix entre les États-Unis et l'Iran est désormais scellé. Le président américain Donald Trump l'a annoncé ce dimanche sur son réseau social Truth Social, déclarant : « L'accord avec la République islamique d'Iran est maintenant complet. Navires du monde, démarrez vos moteurs. Laissez le pétrole couler ! ». Ce texte met un terme à la guerre qui opposait les deux nations ainsi qu'aux frappes israéliennes sur le Liban, et prévoit la réouverture du détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le commerce énergétique mondial.

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a précisé qu'un cessez-le-feu de soixante jours entrerait en vigueur, durant lequel un accord plus large sera négocié, notamment sur la levée des sanctions contre l'Iran. La signature officielle est attendue ce vendredi 19 juin en Suisse, comme l'a confirmé le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif. Ce dernier a salué l'engagement des deux capitales à trouver une solution diplomatique au conflit, et a remercié le Qatar, l'Arabie saoudite et la Turquie pour leur rôle dans les négociations.

Réactions internationales

Le Qatar a salué la détermination des parties américaine et iranienne à résoudre leurs différends par la négociation. Le ministre d'État Mohammad bin Abdulaziz Al-Khulaifi a exprimé l'espoir que cet accord « serve de catalyseur pour des efforts plus larges visant à promouvoir la stabilité et à résoudre les questions en suspens par un engagement responsable et constructif ».

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a pour sa part qualifié l'accord de « développement important pour établir la paix et la tranquillité dans notre région », et a indiqué que la Turquie continuerait de soutenir les initiatives visant à une paix durable, y compris en ce qui concerne la situation en Palestine.

Le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a salué l'accord de cessez-le-feu, soulignant qu'une paix juste et durable au Moyen-Orient nécessite des efforts pour mettre fin à l'occupation israélienne des territoires palestiniens.

Le Royaume-Uni, par la voix de son ministre des Affaires étrangères David Lammy, a qualifié l'annonce de « très bonne nouvelle pour toute la région », réaffirmant l'engagement de Londres à travailler avec l'administration américaine pour garantir la sécurité et la désescalade dans un contexte de conflit régional plus large.

La France a également réagi, jugeant que l'accord est essentiel pour la stabilité régionale, tout en rappelant que des efforts supplémentaires seront nécessaires pour établir une paix durable au Moyen-Orient.

L'accord intervient après des mois de combats meurtriers qui ont fait des milliers de morts et provoqué une flambée des prix mondiaux de l'énergie. Les marchés boursiers ont bondi et le prix du pétrole a chuté dès l'annonce de ce cadre de paix, signe de l'impact économique immédiat de cette percée diplomatique.