Le président des États-Unis, Donald Trump, a affirmé ce samedi qu'un accord avec l'Iran serait signé le lendemain, dimanche, et que le détroit d'Ormuz serait rouvert « POUR TOUS » immédiatement après. Cette annonce intervient alors que le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, avait déclaré plus tôt que la « finalisation était probable dans les 24 heures ». Téhéran, de son côté, maintient un ton prudent, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, s'étant contenté d'indiquer qu'un accord « n'a jamais été aussi proche ».

Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Donald Trump a réitéré que ce nouvel accord serait supérieur à celui de 2015, signé sous l'administration Obama et dont il s'était retiré en 2018. « Mon accord avec l'Iran est tout le contraire, UN MUR CONTRE TOUTE ARME NUCLÉAIRE ! En fait, ils ne veulent plus d'arme nucléaire, et ils n'en auront pas, que ce soit par achat, développement ou toute autre forme d'acquisition », a écrit le président américain.

Points de divergence sur la question du nucléaire

Une différence notable avec les exigences de l'allié israélien a toutefois émergé. Donald Trump a suggéré que l'accord ne prévoirait pas la remise par l'Iran de ses matières enrichies. Il a expliqué qu'à un moment opportun, « quand tout sera calme, nous irons chercher la Poussière Nucléaire, enfouie profondément sous les puissantes montagnes de granit, grâce à nos magnifiques B-2 Bombers et leurs brillants pilotes, et nous la diluerons et la détruirons, que ce soit en Iran ou aux États-Unis ».

Contexte militaire toujours actif

Malgré les signaux d'espoir émanant de Washington et de Téhéran, les combats se poursuivent dans la région. L'armée américaine a affirmé avoir abattu plusieurs drones iraniens dans la nuit. L'Iran maintient le détroit d'Ormuz fermé depuis le début du conflit déclenché par les États-Unis et Israël le 28 février. Sa réouverture progressive est attendue après la signature de l'accord.

Rôle du Pakistan et positions iraniennes

Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, avait déjà annoncé les 12 et 13 juin qu'un accord de paix était finalisé, suscitant l'espoir d'une désescalade. De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a renforcé ce sentiment en déclarant qu'un accord « n'a jamais été aussi proche ». L'accord potentiel prévoirait un allègement économique pour la République islamique en échange de la réouverture du détroit d'Ormuz.

Développements diplomatiques et humanitaires

Par ailleurs, les États-Unis ont déporté plusieurs migrants, dont une militante iranienne pro-démocratie, vers la République centrafricaine, dans le cadre d'un accord controversé permettant l'expulsion de personnes ne pouvant être renvoyées dans leur pays d'origine. L'avion, parti de Louisiane jeudi soir, a atterri à Bangui vendredi.

La situation reste tendue, mais la perspective d'un accord dimanche ouvre une fenêtre diplomatique majeure dans le conflit qui oppose les États-Unis et Israël à l'Iran depuis plusieurs mois.