Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a affirmé samedi que les États-Unis et l'Iran étaient parvenus à un texte final d'accord de paix, dont la signature électronique pourrait intervenir dans un délai de 24 heures. Cette annonce intervient sur fond de signaux contradictoires, Téhéran adoptant un ton prudent et les opérations militaires se poursuivant.

Selon Shehbaz Sharif, les parties ont trouvé un terrain d'entente sur le cadre général des négociations. Le Pakistan se prépare à organiser une signature par voie électronique, avant des discussions plus techniques prévues la semaine prochaine. L'accord prévoirait une prolongation de 60 jours du cessez-le-feu instauré le 7 avril, période durant laquelle le détroit d'Ormuz serait progressivement rouvert.

Téhéran reste mesuré

De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré vendredi que les termes relatifs au programme nucléaire de la République islamique seraient finalisés dans les 60 jours suivant la signature de l'accord initial. Il a ajouté que les parties pourraient convenir de prolonger ce délai. Ces propos reflètent la prudence de Téhéran, qui ne confirme pas l'imminence d'une signature.

Des combats toujours en cours

Malgré ces avancées diplomatiques, les opérations militaires se poursuivent. Le Commandement central des États-Unis a affirmé avoir abattu plusieurs drones iraniens aux abords du détroit d'Ormuz dans la nuit de vendredi à samedi. Selon l'armée américaine, ces appareils « à sens unique » visaient des navires commerciaux traversant cette voie stratégique.

Contexte des négociations

Le président américain Donald Trump avait indiqué vendredi qu'un accord avec l'Iran pourrait être signé en Europe ce week-end. Le ministre iranien des Affaires étrangères avait également estimé qu'un arrangement « n'a jamais été aussi proche ». L'accord potentiel prévoirait un allègement économique pour l'Iran en échange de la réouverture du détroit d'Ormuz, fermé depuis le début du conflit le 28 février.

Rôle diplomatique du Pakistan

Islamabad s'impose comme un médiateur clé dans ce dossier. Le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Ishaq Dar, et son homologue suisse, Ignazio Cassis, ont échangé samedi par téléphone au sujet des pourparlers de paix à Genève. Les deux responsables ont exprimé leur espoir d'une percée et convenu de rester en contact étroit avant le sommet du G7 prévu à Évian, en France, du 15 au 17 juin.