La justice ordonne un procès
La cour d'appel de Versailles a confirmé le renvoi en procès du défenseur international marocain Achraf Hakimi, qui évolue au Paris Saint-Germain, dans le cadre d'une enquête pour viol. La décision a été rendue publique ce vendredi 19 juin 2026. Le joueur est mis en cause par une femme qui dépose une plainte pour des faits remontant au début de l'année précédente. L'information a été confirmée par plusieurs sources judiciaires.
La chambre de l'instruction, saisie par le parquet général après l'ordonnance de mise en accusation prononcée en juin, a donc écarté les arguments de la défense qui contestait la régularité de la procédure. Le dossier sera désormais examiné par une cour criminelle départementale, une formation collégiale qui statue sur les crimes.
Réaction de la défense
Me Rachel-Flore Pardo, l'avocate du joueur, a réagi à cette décision en déclarant : « C'est un soulagement pour ma cliente ». Elle a précisé que cette issue était attendue car elle permet enfin de clarifier les faits devant une juridiction de jugement. « Nous sommes sereins quant à l'issue de ce procès, car les éléments du dossier ne démontrent aucune infraction », a-t-elle ajouté. L'avocate a également souligné que son client a toujours nié les faits qui lui sont reprochés.
Contexte de l'affaire
L'enquête avait été ouverte à la suite d'une plainte déposée par une jeune femme, qui affirme avoir été victime d'un viol dans une chambre d'hôtel parisien. Les faits se seraient déroulés alors que le joueur se trouvait en déplacement avec son club. Les investigations ont été menées par les policiers du commissariat du 8e arrondissement de Paris.
Achraf Hakimi, âgé de 27 ans, est marié et père de plusieurs enfants. Il est considéré comme l'un des meilleurs latéraux du monde et a remporté de nombreux titres avec son club et la sélection marocaine. Cette affaire judiciaire intervient alors que sa carrière semble à un tournant, avec des rumeurs de transfert récurrentes.
Prochaines étapes judiciaires
Le procès se tiendra à une date qui n'a pas encore été fixée par la cour criminelle départementale compétente. Les avocats des parties civiles, représentant la plaignante, se sont félicités de la décision de la cour d'appel, y voyant une étape nécessaire pour que la justice puisse faire la lumière sur cette affaire. La défense, de son côté, prépare sa stratégie pour démontrer l'innocence de son client lors des audiences.
Cette décision de la cour d'appel met fin à plusieurs mois de procédure et ouvre la voie à un débat contradictoire approfondi sur les faits. Le joueur reste présumé innocent jusqu'à ce que toute la lumière soit faite.