Dans le sillage de la confirmation que les ossements retrouvés à Mailhoc sont bien ceux de Delphine Jubillar, disparue depuis décembre 2020, l'information a été transmise à ses enfants. Leur avocat a indiqué que les deux enfants étaient désormais "au courant" de cette macabre découverte, sans préciser les circonstances dans lesquelles ils l'ont apprise.

L'avocat de l'oncle et de la tante de Delphine Jubillar, Mourad Battikh, s'est exprimé à plusieurs reprises ces derniers jours. Il a estimé que Cédric Jubillar, le mari accusé du meurtre, "ne dira que des choses qui l'arrangeront" lors de son procès en appel. Selon lui, l'accusé a "enterré sa femme dans du fumier", ajoutant que c'était "la réalité de ce dossier". Il a également jugé que Cédric Jubillar ne pensait qu'à "son propre intérêt".

De son côté, le conseil de Cédric Jubillar a fait part de son incompréhension face à l'arrêt des fouilles décidé par les enquêteurs. Il a déclaré "ne pas comprendre" que les recherches pour retrouver le corps de Delphine aient été interrompues, alors même que l'affaire connaît un rebondissement avec la mise au jour des ossements.

Les proches de la victime ont également réagi. Une amie de Delphine Jubillar a confié : "Je ne pensais pas qu'on la retrouverait un jour", exprimant le soulagement mêlé d'émotion que suscite la fin de l'attente. Une cousine éloignée a rapporté que "lors des aveux, on ne savait pas à quoi s'attendre", en référence aux déclarations de l'accusé.

L'oncle de Delphine Jubillar s'est confié à un quotidien national après la découverte des ossements, affirmant que "Cédric aurait pu parler bien avant", sous-entendant que des aveux plus précoces auraient pu éviter des années d'incertitude. Ces propos traduisent la colère et l'amertume d'une famille qui attendait depuis près de six ans de connaître le sort exact de leur proche.

L'enquête se poursuit désormais sur le plan médico-légal pour établir les causes exactes de la mort, tandis que la procédure judiciaire, marquée par un premier procès et un appel, suit son cours. La découverte des ossements relance les débats sur la crédibilité des différentes versions avancées par l'accusé et sur le déroulement des investigations.