Le 16 juillet 2026 restera une date clé dans l’enquête sur la disparition de Delphine Jubillar, infirmière de 33 ans qui n’a plus donné signe de vie depuis décembre 2020. La veille, son mari Cédric Jubillar, mis en examen et placé en détention provisoire, a été interrogé par les enquêteurs. Selon le parquet général de la cour d’appel de Toulouse, il a alors reconnu sa responsabilité dans le décès de son épouse. Le lendemain, il a conduit les gendarmes sur un site dans le Tarn, où des ossements ont été exhumés. Les analyses scientifiques doivent encore confirmer formellement qu’il s’agit des restes de Delphine Jubillar.
Une journée décisive pour la procédure
Les investigations, menées sous l’autorité du juge d’instruction, ont connu un tournant brutal. Le parquet a qualifié les faits d’« acte abominable », sans pour autant divulguer les circonstances exactes de la mort. L’avocate générale avait requis le maintien en détention de Cédric Jubillar, qui comparaîtra prochainement devant la cour d’assises. La défense de l’accusé n’a pas commenté ces nouvelles révélations, mais ses précédentes déclarations contestaient toute implication.
Réactions des représentants des enfants
Me Laurent Boguet, avocat des deux enfants du couple – âgés de 6 et 10 ans au moment des faits –, a accueilli la nouvelle « sans satisfaction mais avec soulagement ». Il a souligné que la petite fille du couple « pourra déposer des dessins sur la tombe de sa maman » et que ce geste est « à la fois essentiel et dérisoire ». Dans un entretien, il a insisté sur le traumatisme à vie des enfants : « Ils seront marqués à vie par l’absence de leur mère. »
De leur côté, les avocats des enfants ont lancé un appel à la presse pour que soit respectée la mémoire de Delphine Jubillar et que les proches puissent vivre ce deuil dans l’intimité. Ils ont demandé aux médias de cesser de publier des images ou des détails susceptibles de raviver la douleur des enfants.
Un soulagement mêlé de tristesse
Pour la famille de la victime, cette découverte met fin à quatre années et demie d’espoir et d’angoisse. L’un des proches a confié son soulagement de savoir enfin où se trouve Delphine, mais aussi son chagrin face à la confirmation de sa mort. L’avocate des parties civiles a estimé que les enfants « pourront désormais se recueillir sur une sépulture ».
Contexte de l’affaire
Delphine Jubillar a disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines, dans le Tarn. Son mari Cédric Jubillar a été mis en examen en juin 2021 pour homicide volontaire sur conjoint et a toujours nié les faits. L’enquête, marquée par des fouilles infructueuses et des tensions médiatiques, a connu plusieurs rebondissements. Les investigations se sont intensifiées ces derniers mois, aboutissant à cet épisode décisif.
Les proches attendent désormais les résultats des analyses ADN pour officialiser l’identification. En attendant, les hommages se multiplient sur les réseaux sociaux et des fleurs sont déposées devant le domicile familial. La justice poursuit ses investigations pour établir précisément les circonstances de la mort et préparer le procès à venir.