André Santini, maire d’Issy-les-Moulineaux depuis 1980 — soit quarante-six ans à la tête de la commune — s’est éteint dans la nuit de dimanche à lundi. Il était âgé de 85 ans.
Hospitalisé depuis octobre 2025, il avait mené une brève campagne électorale depuis son lit d’hôpital. Le 23 mars dernier, il avait été réélu pour un huitième mandat consécutif. Son décès est survenu ce lundi 1er juin.
Un parcours politique hors norme
Élu maire pour la première fois en 1980, André Santini était le plus ancien maire des Hauts-de-Seine. Il a également été député et ministre, occupant notamment le secrétariat d’État à la Réforme de l’État et à la Décentralisation sous les gouvernements de droite. Durant ses décennies à la tête d’Issy-les-Moulineaux, il a profondément transformé la ville, la faisant passer d’une banlieue dortoir à un pôle tertiaire et numérique.
Des affaires et des controverses
Si son action en faveur du développement urbain et économique a été saluée, la fin de sa carrière a été ternie par plusieurs affaires judiciaires. Il a été mis en cause dans des procédures pour agression et harcèlement sexuel. Ces accusations ont nourri la controverse autour de sa figure, sans pour autant entamer sa longévité électorale.
Un héritage contrasté
André Santini laisse derrière lui l’image d’un bâtisseur, qui a transformé le visage d’Issy-les-Moulineaux et ancré la ville dans l’économie numérique. Son parcours, jalonné de récompenses et de mandats, reste néanmoins indissociable des séquelles judiciaires et des accusations portées contre lui. La succession à la tête de la commune s’ouvre désormais dans un contexte politique local marqué par la disparition de son maire historique.