André Santini, qui dirigeait Issy-les-Moulineaux sans discontinuer depuis 1980, est décédé dans la nuit de dimanche à lundi, ont annoncé plusieurs sources concordantes. Âgé de 85 ans, il avait été réélu maire pour la neuvième fois le 23 mars dernier, lors des élections municipales de 2026, une campagne qu’il avait menée depuis son lit d’hôpital.
Hospitalisé depuis octobre 2025, il avait participé le 28 mai au conseil municipal d’installation qui l’avait reconduit dans ses fonctions, une ultime apparition publique avant son décès.
Une longévité politique exceptionnelle Élu pour la première fois en 1980, André Santini était devenu le plus ancien maire des Hauts-de-Seine, totalisant 46 ans à la tête de sa commune. Sous son mandat, il a profondément transformé l’ancienne ville ouvrière en un pôle tertiaire et numérique surnommé le « médialand », accueillant les sièges de nombreux médias et entreprises du secteur.
Parallèlement à son mandat municipal, il avait exercé les fonctions de député des Hauts-de-Seine et de secrétaire d’État auprès du ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l’État, entre 2007 et 2009, sous la présidence de Nicolas Sarkozy.
Poursuites pour harcèlement Le parcours d’André Santini a également été marqué par des affaires judiciaires. Il était poursuivi pour harcèlement sexuel et moral, des accusations qui ont entaché sa fin de carrière. Il a toujours contesté les faits qui lui étaient reprochés.
Un héritage contrasté Sa disparition suscite des réactions contrastées dans le monde politique. Ses partisans saluent l’œuvre de modernisation de la ville et sa longévité au service de la collectivité. Ses détracteurs retiennent les zones d’ombre judiciaires et un mode de gestion parfois jugé autoritaire.
Les obsèques d’André Santini devraient se tenir dans les prochains jours à Issy-les-Moulineaux.