Le rapport d’activité présenté par Sophie Binet a reçu un accueil très favorable de la part des congressistes. Réunis depuis le début de la semaine à Tours pour le 54e congrès de la Confédération générale du travail (CGT), les délégués ont adopté ce mardi 2 juin le bilan de la secrétaire générale par 81,36 % des suffrages exprimés. Ce résultat marque un net contraste avec la précédente évaluation du mandat, qui avait été désavouée par les militants.

Ce score intervient alors que la plupart des secrétaires généraux des principales centrales syndicales françaises avaient fait le déplacement, signe de l’attention portée à ce rendez-vous statutaire. L’adoption du rapport d’activité est perçue comme un renforcement de la légitimité de Sophie Binet à la tête de l’organisation, et plus largement de la ligne portée par la confédération fédérale.

Un congrès sous le signe de l’unité retrouvée

L’assemblée générale des militants, qui se tient du 1er au 5 juin, constitue un moment clé pour la CGT, tant sur le plan interne que pour ses relations avec les autres forces syndicales. Le vote de mardi intervient après plusieurs mois de mobilisations sociales menées par la confédération, qui ont contribué à redynamiser son image.

Sophie Binet, élue secrétaire générale en mars 2023 lors du précédent congrès, voit ainsi conforter sa stratégie, fondée sur un dialogue constructif et une opposition ferme aux réformes libérales. Les délégués ont salué sa capacité à fédérer les différentes sensibilités du syndicat, tout en maintenant une ligne d’indépendance vis-à-vis du pouvoir politique.

Un précédent difficile à effacer

Le précédent rapport d’activité, présenté en 2022 sous la mandature de l’ancienne direction, avait été rejeté par une partie des militants, ce qui avait fragilisé l’équipe sortante. Ce nouveau vote à une large majorité permet donc de tourner la page et de donner un cap clair pour les années à venir.

Les prochains jours du congrès seront consacrés aux débats sur les orientations stratégiques et à l’élection des instances dirigeantes. Sophie Binet devrait être reconduite sans difficulté à son poste, confirmant l’adhésion des troupes à sa ligne.

Un signal pour le paysage syndical

Au-delà des enjeux internes, cette adoption est aussi un signal adressé au gouvernement et au patronat. La CGT, première organisation syndicale française par le nombre d’adhérents déclarés, entend peser dans les négociations à venir sur les retraites, l’assurance-chômage ou la réforme du travail.

Les observateurs notent que ce renforcement de Sophie Binet pourrait faciliter le dialogue inter syndical, notamment avec la CFDT et FO, tout en maintenant une position de fermeté sur les dossiers clés.

Le congrès se poursuit jusqu’à vendredi, avec des votes sur les motions d’orientation et l’élection du nouveau bureau confédéral. Le résultat de mardi donne d’ores et déjà une impulsion favorable à la direction pour la suite du mandat.