Les services douaniers du port du Havre, premier port à conteneurs de France, ont annoncé avoir saisi près de 1,2 million d’articles de contrefaçon au cours de l’année 2025. Cette quantité record illustre l’ampleur du trafic de marchandises frauduleuses empruntant les voies maritimes. Une opération de déchiquetage a notamment concerné 38 000 paires de baskets, détruites sur place pour éviter leur réintroduction sur le marché.

Des produits variés, du dentifrice aux jouets Les lots interceptés ne se limitent pas aux chaussures. Les douaniers ont mis la main sur des jouets, des vêtements et même des tubes de dentifrice. Selon les agents, aucun type de produit n’est épargné : « absolument tout peut être contrefait », soulignent-ils, évoquant la vigilance nécessaire face à l’ingéniosité des fraudeurs. Cette diversité pose des questions sanitaires, en particulier pour les articles d’hygiène et les jouets destinés aux enfants.

Un trafic massif ciblant le hub portuaire Le Havre, plaque tournante du commerce international en France, constitue une porte d’entrée privilégiée pour les marchandises en provenance d’Asie et d’autres régions. Les douaniers y renforcent régulièrement leurs contrôles, utilisant scanners et inspections physiques pour détecter les contrefaçons dissimulées dans les conteneurs. Les 1,2 million d’articles saisis en 2025 représentent une hausse significative par rapport aux années précédentes, témoignant à la fois de l’accroissement des flux et de l’efficacité accrue des contrôles.

Destruction et prévention Les produits contrefaits saisis sont systématiquement détruits, comme en témoigne le déchiquetage des 38 000 paires de baskets. Cette opération, réalisée sur le site portuaire, vise à empêcher toute revente illicite. Les autorités douanières rappellent que la contrefaçon peut nuire à la santé des consommateurs, au-delà des pertes économiques pour les marques légitimes. Les dentifrices contrefaits, par exemple, peuvent contenir des substances nocives.

Un phénomène en expansion Les saisies de 2025 confirment une tendance lourde : le commerce de contrefaçon exploite toutes les filières logistiques, y compris les grands ports européens. Les douanes françaises appellent à une coopération internationale renforcée pour endiguer ce fléau. En attendant, les opérations de contrôle et de destruction se poursuivent au Havre, avec l’objectif de maintenir la pression sur les réseaux de fraude.