La cour d'assises a vécu une confrontation électrique entre deux hommes qui se considéraient autrefois comme des frères. Au cœur des débats : l'assassinat de Laurent Pasquali, un pilote automobile, que l'enquête a permis de relier à un dossier plus vaste, l'affaire Athanor.
Sébastien Leroy, qui a admis sa participation au crime, a accusé son ancien meilleur ami, Dylan Bilheude, d'avoir été l'auteur des tirs mortels. « Je me dis qu'il est taré », a-t-il lancé à la barre, suscitant des réactions contrastées dans la salle d'audience. En pleurs lorsqu'il a évoqué le fait d'avoir « balancé son frère », il arborait un sourire en entendant Dylan Bilheude clamer son innocence.
Des témoignages antinomiques
De son côté, Dylan Bilheude a catégoriquement nié toute présence sur les lieux du meurtre. Il a qualifié les déclarations de son accusateur de « mensonges ». Son comportement à la barre a été décrit comme nerveux : il faisait les cent pas, tel un fauve en cage, emprisonné selon lui par les affirmations d'un ami devenu son accusateur.
Pour l'accusation, les faits sont gravissimes et pourraient conduire à une condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité. La défense de Dylan Bilheude tente de démontrer que son client n'était pas présent au moment du passage à l'acte.
Un procès aux enjeux lourds
L'affaire Athanor, qui englobe ce dossier, a été instruite sur plusieurs années et mêle plusieurs protagonistes. Le réquisitoire et les plaidoiries sont attendus dans les prochains jours. La cour devra déterminer lequel des deux hommes dit la vérité, ou si les responsabilités sont partagées.
Ce procès illustre les liens d'amitié brisés par la violence et les conséquences judiciaires qui en découlent. La justice devra faire la lumière sur le rôle exact de chacun dans l'assassinat de Laurent Pasquali.