La plateforme de paiements internationaux Wise est ciblée par une procédure judiciaire en Belgique pour des faits présumés de blanchiment d’argent. Le montant en cause atteindrait 500 millions d’euros. L’enquête, menée par les autorités belges, porterait sur des transactions liées à plusieurs centaines d’affaires criminelles suivies en France et dans d’autres pays européens.

Fondée il y a une quinzaine d’années sous le nom de TransferWise, l’entreprise s’est hissée au rang des leaders européens des transferts d’argent. Son modèle, qui utilise un système de compensation pair-à-pair plutôt que des transactions bancaires traditionnelles, permet de réduire considérablement les frais et les délais. Wise revendique des millions de clients à travers le monde et traite des volumes de transactions très importants.

Les investigations belges s’inscrivent dans un contexte de surveillance accrue des sociétés de paiement, souvent utilisées pour des opérations frauduleuses en raison de la rapidité et de la discrétion des transactions. Les enquêteurs cherchent à déterminer si Wise a mis en place des mécanismes de contrôle suffisants pour prévenir le blanchiment d’argent, conformément à la réglementation européenne. La directive anti-blanchiment impose aux prestataires de services de paiement de vérifier l’identité de leurs clients et de signaler toute transaction suspecte.

Pour l’heure, Wise n’a pas commenté publiquement ces révélations. L’enquête est en cours et la société pourrait être amenée à coopérer avec les autorités judiciaires belges. Cette affaire intervient alors que plusieurs plateformes similaires font l’objet d’examens approfondis de la part des régulateurs européens. Le secteur des fintechs est particulièrement exposé aux risques de blanchiment en raison de la nature transfrontalière et rapide de ses transactions.