Les températures entament leur décrue sur une partie du territoire français, mais la vigilance sanitaire reste maximale. Les autorités sanitaires expriment leur crainte d'un « effet retard » de la canicule, avec des répercussions sur la santé qui pourraient se manifester dans les prochains jours.

Cet avertissement intervient alors que l'épisode caniculaire, d'une intensité exceptionnelle, a entraîné des mesures d'urgence dans plusieurs grandes villes. Les établissements de soins, déjà sous tension, ont dû faire face à un afflux de patients souffrant de coups de chaleur et de déshydratation. Les pouvoirs publics ont pris des dispositions pour limiter les risques, notamment en interdisant temporairement la vente d'alcool en soirée et en reportant des manifestations de grande ampleur.

Les services de santé restent en alerte, conscients que les effets d'une vague de chaleur ne se limitent pas à la période de pic thermique. Les pathologies cardiovasculaires, respiratoires ou encore les insuffisances rénales peuvent survenir plusieurs jours après l'exposition à des températures élevées. Les responsables sanitaires appellent donc la population à continuer de se protéger, même après le retour à des conditions plus clémentes.

Un bilan provisoire fait état de près d'un millier de décès supplémentaires par rapport à la normale durant cette période, un chiffre qui pourrait encore évoluer à la hausse si l'effet retard se confirme. Les autorités insistent sur l'importance de la prévention et du suivi des personnes vulnérables, notamment les personnes âgées et les nourrissons.

La situation demeure sous surveillance, et des mesures complémentaires pourraient être annoncées si les indicateurs sanitaires se dégradent dans les prochains jours.