Le sommet annuel Choose France a atteint un nouveau sommet lors de son édition 2026, tenue ce lundi 1er juin au château de Versailles. Selon les annonces officielles, le montant total des projets d’investissements étrangers dépasse le record de l’année précédente, qui s’élevait à 40 milliards d’euros. Ce cru exceptionnel s’explique en grande partie par un projet colossal dans l’intelligence artificielle.
SoftBank, locomotive de la moisson
Le fonds japonais SoftBank a promis un investissement de 75 milliards d’euros pour la construction de data centers en France. Cette annonce, qui représente le plus gros projet jamais présenté dans le cadre de Choose France, pulvérise à elle seule le record de 2025. L’énergie décarbonée française est citée comme un atout déterminant pour attirer ce type d’infrastructures très gourmandes en électricité, tandis que la guerre au Proche-Orient et ses conséquences sur l’économie mondiale n’ont pas freiné l’élan.
Un dernier rendez-vous pour Emmanuel Macron
Cette neuvième édition intervient dans un contexte particulier : le chef de l’État, qui a fait de l’attractivité économique un marqueur fort de son mandat, voit ce sommet comme l’un des derniers de sa présidence. Les coulisses des négociations, qui se sont prolongées tard dans la nuit de dimanche à lundi, témoignent de la volonté de l’exécutif d’afficher le chiffre le plus élevé possible. Les responsables politiques insistent sur le fait que les investissements étrangers ne sont plus un tabou en France, après neuf ans de progression constante.
Des annonces multiples
Outre SoftBank, plusieurs autres groupes ont confirmé des projets. Le sidérurgiste italien Marcegaglia a annoncé son intention de construire une nouvelle aciérie près de Fos-sur-Mer, une première en France depuis plus d’un demi-siècle. Dans un autre registre, le fabricant de cocottes Staub va bénéficier d’un investissement de 42 millions d’euros pour passer du gaz à l’électricité, un projet confirmé par l’Élysée.
Un contexte économique contrasté
Cette moisson record intervient alors que l’économie française traverse une période difficile : le PIB a reculé de 0,1 % au premier trimestre 2026, et l’inflation a accéléré à 2,4 % en mai. Le moral des ménages est tombé à son plus bas niveau en trois ans. Toutefois, les pouvoirs publics misent sur ces investissements étrangers pour soutenir la croissance et l’emploi, notamment dans les secteurs de pointe comme l’intelligence artificielle et la décarbonation de l’industrie.
Le sommet Choose France 2026 confirme ainsi la capacité de la France à attirer des capitaux internationaux malgré un environnement géopolitique et économique troublé. Les détails complets des engagements seront présentés dans les prochains jours, mais la barre des 100 milliards d’euros cumulés depuis la première édition semble désormais à portée.