Le corps d’Anastasia Berezovska, la femme ukrainienne soupçonnée d’avoir déposé un colis piégé à Monaco fin juin, a été retrouvé sans vie lundi soir près de Kiev, rapportent des sources officielles ukrainiennes. Agée de 39 ans, elle était activement recherchée par les autorités monégasques et faisait l’objet d’une notice rouge d’Interpol pour tentative de meurtre, dépôt d’engin explosif dans un lieu public et association de malfaiteurs.

Selon les informations fournies par le bureau du procureur général ukrainien, la femme est morte par balle. Un média local a précisé que le corps avait été découvert aux alentours de 23 heures, heure locale. Les circonstances exactes de ce décès n’ont pas encore été élucidées, et aucune arrestation en lien avec cette mort n’a été annoncée.

L’enquête sur l’attaque survenue à Monaco le 30 juin se poursuit. Ce jour-là, l’explosion d’un colis piégé devant un immeuble résidentiel de la principauté avait fait trois blessés. Les investigations ont rapidement orienté les soupçons vers un oligarque ukrainien, Vadim Ermolaev, considéré comme la cible probable de l’attentat. La qualification terroriste n’a pas été retenue à ce stade.

Un itinéraire de fuite et des complices présumés

D’après les éléments recueillis par les enquêteurs, Anastasia Berezovska aurait quitté Monaco à pied pour gagner la France voisine, avant de prendre la fuite en voiture vers l’Allemagne, en transitant par plusieurs pays européens, dont l’Italie. Les autorités monégasques, qui ont émis un mandat d’arrêt international à son encontre, ont vu leur traque interrompue par cette découverte.

Parallèlement, deux suspects auraient été placés en garde à vue dans le cadre de l’enquête. Un média local a indiqué, en citant des sources au sein des forces de l’ordre, qu’il s’agirait d’un officier de la Direction générale du renseignement du ministère ukrainien de la Défense (HUR) et d’un ancien agent des forces de l’ordre. Le bureau du procureur de Monaco n’a pas commenté ces informations, et les autorités ukrainiennes concernées n’ont pas répondu aux sollicitations.

Vadim Ermolaev, de nationalité chypriote depuis 2019 et sous sanctions ukrainiennes depuis 2023, est une figure controversée. Les médias ukrainiens ont fait état de sanctions antérieures à son encontre. L’attaque de Monaco et la mort de la suspecte interviennent dans un contexte géopolitique tendu, mais aucun lien direct avec un réseau étatique n’a été établi à ce jour.