Un nouveau rebondissement dans l’affaire Dupont de Ligonnès pourrait relancer les investigations. Un individu se présentant comme un membre du clergé, sous le nom de « père Marc », a affirmé avoir reçu la confession de Xavier Dupont de Ligonnès en 2022, dans un monastère situé dans l’Aude. Il a livré ce témoignage lors de l’émission Appel à témoins, diffusée sur une chaîne nationale.

Selon les déclarations de cet homme, le fugitif recherché depuis le printemps 2011 aurait séjourné dans cet établissement religieux. Lors de cet entretien, Xavier Dupont de Ligonnès lui aurait avoué être l’auteur du massacre de sa femme et de leurs quatre enfants, perpétré à Nantes en avril 2011. Le religieux a décrit l’état d’esprit de son interlocuteur comme étant « désemparé ».

Ces affirmations viennent s’ajouter à une série de signalements et de pistes explorées par les enquêteurs depuis une quinzaine d’années, sans qu’aucune n’ait permis d’appréhender l’homme qui serait aujourd’hui âgé d’une soixantaine d’années. Le monastère évoqué n’a pas été nommément identifié dans les informations disponibles, ni sa localisation précise dans le département audois.

Les investigations concernant la disparition de Xavier Dupont de Ligonnès avaient déjà connu un regain d’intérêt après la publication, quelques jours plus tôt, d’un possible message laissé sur un forum catholique. Ce message, non confirmé par les autorités, avait relancé les spéculations sur une éventuelle planque du fugitif au sein de réseaux traditionalistes.

Pour l’heure, ni le parquet de Nantes, ni la police judiciaire n’ont officiellement commenté cette nouvelle piste. Les enquêteurs sont susceptibles de vouloir vérifier la véracité de ce témoignage. L’homme qui se fait appeler « père Marc » pourrait être entendu afin de préciser les circonstances de cette rencontre et de fournir des éléments permettant de corroborer ou d’infirmer ses dires.

Cette affaire, l’une des plus médiatisées de la décennie en France, a vu défiler de nombreuses hypothèses. Xavier Dupont de Ligonnès, soupçonné d’avoir abattu sa famille avant de disparaître, a fait l’objet de signalements réguliers, aussi bien en France qu’à l’étranger. Aucune preuve formelle de sa survie ou de sa mort n’a jamais été établie.

Le témoignage du religieux, s’il s’avère authentique, constituerait un développement majeur. Il repose toutefois sur une source unique et non vérifiée à ce stade. Les autorités judiciaires devront déterminer si cet « homme d’Église » dispose d’éléments matériels ou de détails susceptibles de ne pas être connus du grand public, ce qui donnerait du crédit à sa version.