Un défi logistique pour le patron du football mondial

À l'occasion de la Coupe du monde 2026, qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique, Gianni Infantino entend suivre deux matchs chaque journée de compétition. Pour y parvenir malgré les distances considérables entre les villes hôtes – parfois plusieurs milliers de kilomètres – le dirigeant de la FIFA aura recours à un jet privé.

Un appui de Qatar Airways

L'appareil est fourni par Qatar Airways, l'une des compagnies aériennes partenaires de l'instance dirigeante du football. Le transporteur qatari met donc un avion d'affaires à la disposition de M. Infantino afin de lui permettre d'enchaîner les déplacements entre les stades répartis sur le territoire nord-américain. Ce dispositif vise à concilier la présence du président de la FIFA au plus grand nombre de rencontres possible, une manière selon ses dires de « montrer l'exemple » et d'être au plus près des équipes et des supporters.

Un précédent au Mondial 2022

Cette pratique n'est pas inédite. Durant la Coupe du monde 2022 au Qatar, Gianni Infantino avait déjà eu recours à un hélicoptère pour se déplacer rapidement entre les stades, le pays étant de taille beaucoup plus réduite. L'édition 2026, qui s'étend sur trois pays et près de 5 000 kilomètres d'un océan à l'autre, impose une solution encore plus ambitieuse.

Des interrogations sur l'image de l'institution

Si ce mode de transport peut sembler déconnecté des préoccupations environnementales, la FIFA justifie cette décision par la nécessité pour son président d'être présent physiquement sur les sites. L'organisation se défend de tout excès, arguant que ce dispositif est pragmatique compte tenu de l'ampleur géographique du tournoi. Certains observateurs – sans que cela soit officiellement relayé par l'instance – estiment toutefois que cet usage d'un jet privé pourrait nuire à l'image de la FIFA, déjà régulièrement critiquée pour son opulence et son manque de transparence.

Les détails pratiques du périple

Le calendrier de la phase de groupes prévoit jusqu'à quatre matchs par jour. M. Infantino ambitionne d'en voir la moitié, soit deux rencontres. Le jet privé de Qatar Airways lui permettra de couvrir les trajets interurbains en un temps réduit, lui offrant la possibilité d'assister à un match en début d'après-midi et à un autre en soirée.

Un enjeu de représentation

Pour le président de la FIFA, cette mobilité est aussi un outil diplomatique. Être présent sur les tribunes de plusieurs stades le même jour lui permet de rencontrer les représentants des fédérations, des gouvernements et des sponsors, et de renforcer les liens avec les partenaires commerciaux de l'organisation.