À huit jours du début de la Coupe du monde de football 2026, l'Autorité nationale des jeux (ANJ) a tiré la sonnette d'alarme sur les risques liés aux paris sportifs. Dans un entretien accordé à France Inter, le régulateur a prévenu que le montant total des mises engagées par les joueurs français pourrait franchir la barre des 1,2 milliard d'euros, un record absolu pour une compétition sportive.
Cette projection, si elle se vérifiait, dépasserait très largement les sommes enregistrées lors des précédentes éditions de la Coupe du monde. L'instance de régulation souligne que l'effervescence autour du tournoi, conjuguée à la multiplication des offres de paris en ligne, accroît mécaniquement l'exposition des parieurs.
Un phénomène de « jeu excessif » en expansion
L'ANJ insiste sur le fait que « le risque de jeu excessif grandit » à l'approche de l'événement. Cette mise en garde intervient alors que les opérateurs de paris sportifs redoublent d'efforts promotionnels pour attirer de nouveaux clients, notamment via des publicités ciblées et des offres de bienvenue. Le régulateur rappelle que les périodes de compétitions internationales sont propices à une augmentation soudaine de l'activité de jeu, parfois au détriment des joueurs les plus vulnérables.
L'autorité appelle donc les parieurs à la prudence et rappelle l'existence de dispositifs d'aide et de limitation des mises. Elle indique également qu'elle renforcera ses contrôles durant la compétition pour s'assurer du respect des obligations légales par les opérateurs.
Un enjeu économique et sanitaire
Le possible record de 1,2 milliard d'euros de mises illustre l'ampleur du marché français des paris sportifs, qui ne cesse de croître. Toutefois, cette progression inquiète les autorités, car elle s'accompagne d'une hausse des signalements pour addiction au jeu. L'ANJ rappelle que le jeu excessif peut entraîner des conséquences financières et psychologiques graves, et encourage les personnes en difficulté à contacter les services d'accompagnement.
Alors que les projecteurs seront braqués sur les stades américains, mexicains et canadiens du 11 juin au 19 juillet, le régulateur français entend maintenir une vigilance de tous les instants sur le territoire national.