La Coupe du monde de football 2026, organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique, entraîne une explosion des paris sportifs dans le monde. Les estimations prévoient que les mises légales pourraient atteindre environ 52 milliards d’euros durant la compétition, ce qui représenterait une augmentation de près de 70 % par rapport au Mondial disputé au Qatar en 2022.

Ce niveau inédit s’explique par plusieurs facteurs : la généralisation des smartphones, l’ouverture de nouveaux marchés réglementés et l’essor rapide des paris en ligne. En France, l’activité a déjà atteint des sommets. Selon les premières données, les mises totales sur l’ensemble du tournoi pourraient franchir le cap de 1,2 milliard d’euros, un record pour le pays.

L’Afrique, moteur de la croissance

Le continent africain connaît la progression la plus rapide, porté par une population jeune, connectée et passionnée de football. Les opérateurs de paris y multiplient les offres, souvent via des plateformes mobiles. Toutefois, cette dynamique s’accompagne de risques. L’Autorité nationale des Jeux (ANJ) a lancé une campagne de prévention baptisée « zone à risques », destinée à alerter sur les dangers du jeu excessif.

Un marché illégal en pleine expansion

Parallèlement, le développement des plateformes non agréées pose problème. Elles privent de nombreux États de recettes fiscales et favorisent la fraude, le blanchiment d’argent et l’addiction. À l’échelle mondiale, les mises illégales pourraient même dépasser les mises légales durant ce Mondial, selon les observateurs. Ce phénomène inquiète les autorités de régulation, qui peinent à endiguer un marché parallèle en constante croissance.

La compétition, qui se déroule jusqu’à la mi-juillet, devrait donc battre tous les records de paris, à la fois légaux et illégaux, confirmant la place centrale du football dans l’économie des jeux d’argent.