La Fédération internationale de football association (Fifa) a officiellement accrédité le journaliste français Christophe Gleizes pour la Coupe du monde 2026, ont annoncé des organisations de défense des droits des journalistes. Cette décision intervient alors que le reporter est toujours incarcéré en Algérie, où il a été placé en détention en mai 2024 dans le cadre d’un reportage.

Une accréditation symbolique à la veille du Mondial

L’accréditation, délivrée par l’instance organisatrice de la compétition, a été présentée comme un geste de reconnaissance envers le travail de Christophe Gleizes. Selon des sources proches du dossier, ce document officiel lui permet théoriquement de couvrir l’événement sportif, bien que les conditions pratiques de son exercice restent entravées par sa détention.

« C’est une manifestation de soutien fort », a commenté une organisation de défense de la liberté de la presse, saluant une prise de position de la Fifa en faveur du journalisme indépendant. L’accréditation a été officialisée à la veille de l’ouverture de la Coupe du monde 2026, qui se tient aux États-Unis, au Canada et au Mexique.

Un reporter emprisonné depuis plus d’un an

Christophe Gleizes, journaliste français, a été arrêté en Algérie en mai 2024 alors qu’il effectuait un reportage. Les circonstances exactes de son interpellation et les charges retenues contre lui n’ont pas été rendues publiques de manière détaillée, mais son cas suscite une mobilisation croissante au sein de la profession et auprès des instances internationales.

Depuis son incarcération, plusieurs organisations, dont Reporters sans frontières (RSF), multiplient les appels à sa libération et dénoncent ce qu’elles considèrent comme une atteinte grave à la liberté de la presse. La décision de la Fifa intervient dans ce contexte de pression diplomatique et médiatique.

Un message adressé aux autorités algériennes

Pour les observateurs, cette accréditation revêt une dimension hautement symbolique. En reconnaissant Christophe Gleizes comme journaliste accrédité pour le plus grand événement sportif planétaire, la Fifa envoie un signal aux autorités algériennes, les invitant à respecter le droit international et les libertés fondamentales.

« Il s’agit d’un geste fort, qui rappelle que le journalisme n’est pas un crime et que tout reporter doit pouvoir exercer son métier sans crainte de représailles », a souligné un porte-parole d’une ONG spécialisée dans la défense des médias.

Un précédent dans l’histoire des Mondiaux

Cette situation inédite interroge sur le rôle des grandes institutions sportives face aux violations des droits humains. Alors que la Fifa a été critiquée par le passé pour son manque d’engagement sur ces questions, cette accréditation pourrait marquer une inflexion dans sa politique. Toutefois, l’instance n’a pas encore commenté officiellement les implications de cette décision pour le suivi du dossier Gleizes.

En attendant, les soutiens du journaliste espèrent que cette reconnaissance internationale contribuera à accélérer les démarches diplomatiques en vue de sa libération. L’affaire continue de susciter l’indignation dans les rédactions françaises et au-delà.