À quelques heures de l'ultime rencontre de poule, la RD Congo peut compter sur un appui de poids. Le président de la République démocratique du Congo a adressé un message d'encouragement aux Léopards avant leur affrontement contre l'Ouzbékistan, samedi 27 juin. Lors d'une déclaration rendue publique vendredi, il a promis son soutien indéfectible à l'équipe nationale, qui joue son avenir dans la compétition.
Un soutien présidentiel affiché
« Tout le peuple congolais, avec moi, est derrière vous », a affirmé le chef de l'État, selon un communiqué officiel. Il a salué « l'abnégation et le talent » des joueurs, estimant qu'ils portent « les espoirs d'une nation entière ». Ce message intervient alors que le pays vit au rythme de la première participation de son équipe en phase finale d'un Mondial depuis 1974. Le président a aussi insisté sur le rôle fédérateur du football, capable d'unir au-delà des divisions politiques et ethniques.
Le sélectionneur Desabre : « Prêts à relever le défi »
De son côté, le sélectionneur français Sébastien Desabre s'est montré combatif en conférence de presse, vendredi 26 juin. « Nos joueurs sont prêts pour relever ce défi, même si l'Ouzbékistan est très bien organisé et très engagé dans ses rencontres », a-t-il déclaré. Après un nul contre le Portugal (1-1) et une courte défaite face à la Colombie (1-0), les Congolais comptent un point et doivent impérativement l'emporter pour décrocher leur billet pour les 16es de finale. « Les choses sont claires pour nous : on a un point sur les deux matches pour avoir les cartes en mains pour la qualification. La victoire sera nécessaire, donc il faudra prendre des risques », a-t-il ajouté.
Un plan de jeu offensif
Pour ce duel couperet, le technicien a promis un dispositif tourné vers l'avant. « On va mettre en place un plan de jeu qui va nous permettre de marquer un but de plus », a-t-il expliqué, soulignant que son équipe dispose d'arguments offensifs solides. « Nous avons des joueurs habitués à marquer dans leur carrière », a-t-il rappelé, citant la qualité des attaquants congolais. Il a aussi tiré un bilan positif des deux premiers matches, riches en enseignements : « On a pris beaucoup d'expérience, c'est important pour les jeunes joueurs, car on n'a pas l'habitude de faire ces matches contre des équipes de top mondial. »
L'Ouzbékistan veut sortir par la grande porte
En face, les Ouzbeks, déjà éliminés, visent une première victoire dans le tournoi. Leur sélectionneur, l'Italien Fabio Cannavaro, a affiché ses ambitions. « Ce serait formidable de gagner un match en Coupe du monde, pas seulement pour maintenant, mais aussi pour l'avenir », a-t-il confié. Il a insisté sur son rôle de bâtisseur : « Si nous, les entraîneurs étrangers, venons en Ouzbékistan, c'est pour essayer d'améliorer, pas de changer : essayer d'améliorer la mentalité, la philosophie et les joueurs. Mon objectif n'est pas de venir et d'effacer la tradition de l'Ouzbékistan. »
Un match sous haute tension
La rencontre, prévue à 18 heures locales dans l'un des stades du tournoi, s'annonce sous très haute tension. Pour la RD Congo, une défaite ou un match nul signifierait l'élimination. À l'inverse, une victoire offrirait un huitième de finale historique, une première depuis 1974. Le peuple congolais, qui a vibré lors du match nul contre le Portugal et supporté son équipe malgré la défaite contre la Colombie, retient son souffle. « On peut faire continuer le rêve et l'histoire à tous les Congolais », a espéré Sébastien Desabre, conscient de l'enjeu national.