Le joueur international ghanéen Thomas Partey, âgé de 32 ans, ne sera pas en mesure de disputer le premier match de la Coupe du monde 2026 de son pays contre le Panama, prévu le 17 juin à Toronto. La raison invoquée est le refus de sa demande de visa d'entrée sur le territoire canadien par les autorités fédérales.

La Fédération internationale de football association (FIFA) a confirmé, par l'intermédiaire d'un communiqué, que le joueur évoluant au Villarreal en Espagne ne pourrait pas quitter la base arrière de la sélection ghanéenne située à Boston, aux États-Unis, pour se rendre au Canada. L'organisation a précisé qu'elle n'intervient pas dans les processus migratoires des pays hôtes et que la décision finale revient au gouvernement canadien, seul compétent pour délivrer les visas et autoriser l'entrée sur son sol.

Des accusations en cours au Royaume-Uni

Cette situation intervient alors que Thomas Partey fait face à de graves accusations pénales au Royaume-Uni. En 2025, il a été inculpé pour cinq chefs de viol et un chef d'agression sexuelle concernant des faits présumés survenus entre 2021 et 2022. Le joueur a plaidé non coupable devant la cour de la Couronne de Southwark en septembre. En février de cette année, deux nouvelles charges ont été ajoutées. Au total, il doit répondre de sept chefs de viol et d'un chef d'agression sexuelle, accusations émanant de quatre femmes différentes. Son procès doit se tenir l'année prochaine.

Partey, ancien joueur d'Arsenal, avait pourtant été retenu par le sélectionneur du Ghana, Carlos Queiroz, pour la phase finale de la compétition. Ce choix avait suscité des interrogations mais le technicien portugais avait affirmé ne pas avoir d'état d'âme quant à la sélection du joueur.

Un coup dur pour les Black Stars

L'absence de Thomas Partey constitue un handicap sportif pour la sélection ghanéenne, qui devra composer sans l'un de ses cadres pour son entrée en lice dans le groupe. Les Black Stars affronteront le Panama à Toronto avant de poursuivre leur tournoi. Le milieu de terrain restera à Boston pendant que ses coéquipiers tenteront de décrocher un résultat positif sans lui.

La FIFA a rappelé que, comme lors de précédentes éditions de la Coupe du monde, les procédures d'immigration relèvent de la souveraineté des États hôtes. Le Canada, co-organisateur du Mondial 2026 avec les États-Unis et le Mexique, applique ses propres règles en matière de délivrance de visas, sans que l'instance footballistique n'ait de pouvoir d'intervention.