Le joueur ghanéen Thomas Partey ne participera pas à la rencontre de la Coupe du monde 2026 opposant le Ghana au Panama, prévue mercredi à Toronto. La Cour fédérale d'Ottawa a en effet rejeté son recours contre la décision des autorités canadiennes de lui refuser un visa d'entrée.

Le juge Roger Lafreniere a motivé sa décision en indiquant que le joueur sollicitait une « mesure interlocutoire extraordinaire et obligatoire » qui aurait contraint le Canada à écarter une « décision d'interdiction de territoire légalement rendue » et à faciliter son entrée pour un événement spécifique.

Des accusations au Royaume-Uni en toile de fond

L'ancien milieu de terrain d'Arsenal fait l'objet de plusieurs accusations de viol et d'une accusation d'agression sexuelle au Royaume-Uni, charges qu'il conteste. Bien que les États-Unis aient accordé un visa à l'athlète de 33 ans, les agents d'immigration canadiens ont estimé que, selon la législation canadienne, un étranger peut être déclaré interdit de territoire sans qu'une condamnation étrangère soit nécessaire. Un porte-parole d'Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada a expliqué que lorsqu'il existe des motifs raisonnables de croire qu'un acte susceptible d'entraîner l'interdiction de territoire a été commis par un demandeur, celui-ci peut être jugé inadmissible au Canada.

Avant même la décision judiciaire, l'entraîneur du Ghana, Carlos Queiroz, avait annoncé que son équipe était prête à évoluer sans Partey. « Nous avons notre plan arrêté », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, ajoutant qu'il n'avait aucun commentaire à faire sur la situation personnelle de son joueur et que son rôle se limitait à « jouer avec les cartes » dont il dispose.

Incompréhension parmi les supporters

Le refus de visa suscite colère et frustration parmi les fans ghanéens, tant au pays qu'au sein de la diaspora établie au Canada. Akua Mensah, une Canadienne d'origine ghanéenne âgée de 45 ans, a qualifié la décision de « malheureuse ».

L'avocate du joueur, Mackeda Bramwell, avait prévenu avant le verdict que son client ne ferait pas appel si le juge se prononçait contre lui, scellant ainsi l'absence de Partey pour ce premier match de la phase de groupes.