Christian Lambert, ancien directeur du Raid et préfet de Seine-Saint-Denis, est décédé à l’âge de 80 ans, a confirmé le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. « Je salue la mémoire d’un grand flic, d’un grand préfet et d’un ami », a écrit le locataire de Beauvau sur le réseau social X, ajoutant avoir une « pensée émue pour sa famille, ses proches, et tous ceux qui ont eu l’honneur de travailler pour lui et à ses côtés ».

Un parcours au cœur de l’élite policière

Policier de carrière, Christian Lambert a pris la tête du Raid (Recherche, assistance, intervention, dissuasion) de 2002 à 2004. Sous son commandement, l’unité d’élite a orchestré l’interpellation d’Yvan Colonna, en 2003. Ce dernier a par la suite été condamné pour l’assassinat du préfet Claude Érignac. Le Raid a salué sa mémoire en soulignant que « chef de service, il n’hésite pas à prendre part aux opérations ».

Proche de Nicolas Sarkozy – qui le surnommait « le Panda » – Christian Lambert a été nommé préfet de Seine-Saint-Denis entre 2010 et 2013. Il a ensuite occupé le poste de « Monsieur ZSP » (zones de sécurité prioritaires) au sein du gouvernement, avant de devenir directeur de la sûreté de la SNCF.

Un hommage unanime des forces de l’ordre

Au-delà du ministre, plusieurs voix se sont élevées pour rendre hommage à ce « grand flic ». Son engagement sur le terrain et sa proximité avec les hommes sont fréquemment soulignés. La disparition de Christian Lambert marque la perte d’une figure respectée de la police nationale, qui a marqué les grandes opérations antiterroristes et la sécurité publique.

Sa carrière illustre un parcours atypique, alliant responsabilités opérationnelles au sein d’une unité d’élite et hautes fonctions préfectorales. Son décès intervient alors que les hommages se multiplient dans les rangs policiers et au-delà.