David Sullivan a quitté ses fonctions de coprésident et d’administrateur de West Ham United avec effet immédiat. L’homme d’affaires, dont le club vient d’être relégué de la première division anglaise, a justifié cette décision par sa volonté de contester ce qu’il présente comme des accusations mensongères visant sa vie privée.
Dans un communiqué publié samedi sur le site officiel du club, et relayé par ses conseils juridiques, Sullivan affirme avoir appris que des « allégations remontant à plusieurs décennies, factuellement inexactes et entièrement fausses », allaient être diffusées et publiées. Il précise que ces accusations, qu’il juge « sensationnalisées par les médias », concernent sa conduite personnelle et non ses activités footballistiques.
« Aucune de ces allégations ne concerne mes plus de trente ans dans le football ; West Ham United a été l’une des plus grandes passions et fiertés de ma vie », déclare-t-il dans le texte. Il ajoute qu’après une vie consacrée à bâtir des entreprises dans l’industrie pour adultes, où il a rencontré « des milliers de femmes », il est « malheureusement inévitable qu’un petit nombre d’accusations de comportement répréhensible soient formulées à mon encontre ». Il les dément catégoriquement.
Un départ pour se défendre
Sullivan, qui a codirigé le club aux côtés de Daniel Křetínský ces dernières années, estime que son retrait permettra de clarifier la situation. « Je suis un homme privé, et ceux qui connaissent vraiment le David Sullivan réel, et non la caricature inventée par les tabloïds, savent exactement qui je suis et ce que je défends. Je ne suis absolument pas la personne que les médias ont décidé de dépeindre », écrit-il.
L’ancien magnat de la presse érotique et des médias avait pris le contrôle de West Ham en 2010 avec son associé David Gold, décédé en 2023. Sous leur direction, le club a connu des hauts et des bas, culminant avec une victoire en Ligue Europa Conférence en 2023, avant une saison 2025-2026 difficile qui s’est soldée par une relégation.
Un contexte tendu
Le départ de Sullivan intervient alors que le club cherche à se reconstruire après sa descente en deuxième division. La nature exacte des accusations n’a pas été détaillée dans le communiqué, mais l’intéressé promet de les contester vigoureusement, sans préciser s’il engagera des poursuites judiciaires. Il affirme que son départ est fait « pour des raisons de transparence », et qu’il se consacrera désormais à défendre sa réputation.
West Ham United n’a pas commenté au-delà de la publication du communiqué. Le club doit désormais gérer cette transition à un moment charnière, alors que l’équipe première s’apprête à évoluer en Championship la saison prochaine. L’avenir de la coprésidence reste à déterminer.