L'enquête sur des viols en réunion commis sur une mineure dans le Val-de-Marne a conduit à la mise en examen et à l'écrou de deux suspects. Les faits, qui se seraient déroulés en plusieurs occasions entre l'été et l'automne 2025 à L'Haÿ-les-Roses, concernent une adolescente alors âgée de moins de 15 ans.
Deux mises en examen prononcées
Selon des informations concordantes, un homme de 20 ans a été mis en examen pour viols en réunion et détention d'images pédopornographiques, tandis qu'un autre, âgé de 21 ans, est poursuivi pour viols en réunion. Tous deux ont été placés en détention provisoire dans l'attente de leur procès. Le parquet de Créteil a confirmé ces éléments, précisant que les investigations se poursuivent sous l'autorité d'un juge d'instruction.
Un signalement à l'origine des investigations
L'affaire a débuté à la suite du signalement du directeur d'un établissement scolaire, alerté par les confidences de la jeune victime. Les enquêteurs de la police judiciaire ont alors identifié plusieurs suspects, dont la plupart sont des jeunes majeurs ou mineurs au moment des faits. Une première vague d'interpellations avait eu lieu début juin, avec 11 personnes placées en garde à vue, parmi lesquelles figuraient les deux hommes désormais incarcérés.
Des vidéos et des images compromettantes
Lors des perquisitions, les forces de l'ordre ont saisi des téléphones portables et des supports numériques contenant des vidéos et des photographies montrant les agressions sexuelles. Ces éléments ont permis d'établir la participation des mis en cause et de corroborer le récit de la plaignante. Les enquêteurs estiment que le nombre d'agresseurs pourrait être plus élevé et continuent d'analyser les données numériques pour identifier d'autres participants.
Une enquête en cours
Le juge d'instruction a été saisi et les investigations se poursuivent. Les autorités judiciaires n'écartent pas de nouvelles interpellations. L'affaire, qui a suscité une vive émotion dans la commune de L'Haÿ-les-Roses, relance le débat sur la protection des mineurs face aux violences sexuelles et la nécessité de renforcer les dispositifs de signalement dans les établissements scolaires.