Les parents de la fillette de trois ans qui avait disparu dans le Gard ont agi sans autorisation en la récupérant dans le foyer d’accueil où elle était placée. Si l’enfant a été retrouvée en bonne santé dès le lendemain, les poursuites judiciaires se poursuivent.

La mère a été mise en examen pour « soustraction d’enfant » et placée sous contrôle judiciaire, ont indiqué les autorités. Le père, quant à lui, est toujours activement recherché par les forces de l’ordre. Les circonstances exactes de l’enlèvement et les motivations des parents n’ont pas été détaillées à ce stade.

Rappel des faits

La fillette avait été retirée de son cadre familial dans le cadre d’une mesure de placement. Ses parents se sont présentés au foyer d’accueil et l’ont emmenée sans l’accord des services de protection de l’enfance. Cette action a déclenché un vaste dispositif de recherche dans le département, mobilisant gendarmes, hélicoptère et équipes cynophiles.

Suite judiciaire

La mise en examen de la mère ouvre la voie à une instruction approfondie. Le chef de « soustraction d’enfant » est prévu par le code pénal et peut entraîner des peines allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende. Le contrôle judiciaire impose à la mère des obligations précises, notamment l’interdiction de quitter le territoire et l’obligation de se présenter régulièrement aux autorités.

Les enquêteurs poursuivent leurs investigations pour localiser le père et comprendre le déroulement exact des événements. La priorité reste la protection de l’enfant, désormais de nouveau prise en charge par les services sociaux.