Un revirement judiciaire pour l'ex-patron du CNC

La cour d'appel de Versailles a prononcé ce vendredi 3 juillet la relaxe de Dominique Boutonnat, ancien président du Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC). Poursuivi pour agression sexuelle sur son filleul, il avait été condamné en première instance en 2024 à trois ans d'emprisonnement, dont un an ferme. Le parquet général, lors des débats en appel le 4 mai dernier, avait requis la même peine, tout en dénonçant une « posture de déni » de la part de l'accusé.

Des faits remontant à l'été 2020

Le plaignant, qui était âgé de 20 ans au moment des faits, accuse son parrain de l'avoir agressé sexuellement en août 2020, lors de vacances dans la maison de campagne de Dominique Boutonnat en Grèce. Ce dernier a toujours nié les faits. Après sa condamnation en première instance, il avait démissionné de la présidence du CNC, établissement public chargé notamment de la prévention des violences sexuelles dans le secteur cinématographique.

Les attendus de la décision

Les magistrats de la cour d'appel ont donc contredit le jugement initial, en estimant que les éléments présentés ne permettaient pas de retenir la culpabilité de l'ex-haut fonctionnaire. Le contenu précis de l'arrêt n'a pas été détaillé dans l'immédiat. Cette relaxe met un terme à plusieurs années de procédure judiciaire pour Dominique Boutonnat, qui avait occupé la tête du CNC depuis 2019.

Réactions et conséquences

La décision de la cour d'appel suscite des interrogations sur le traitement judiciaire des affaires d'agression sexuelle, alors que le CNC est régulièrement impliqué dans des actions de sensibilisation et de formation contre les violences sexistes et sexuelles dans le cinéma. Dominique Boutonnat, dont le nom avait été retiré de la liste des dirigeants du CNC après sa condamnation initiale, retrouve la plénitude de ses droits civiques.