Le président des États-Unis, Donald Trump, a utilisé l'avion présidentiel plus ancien pour son retour de Turquie vers Washington mercredi, à l'issue du sommet des dirigeants de l'OTAN. Ce choix marque un changement par rapport à son premier vol officiel à bord du nouvel appareil, un Boeing 747-8i offert par le Qatar, effectué le 1er juillet.

Aucune explication officielle n'a été fournie par la Maison-Blanche sur ce revirement. Des sources proches du dossier évoquent des raisons logistiques ou de maintenance, sans qu'aucune confirmation n'ait été donnée. Le nouvel avion présidentiel, qui avait été présenté en juin comme un symbole de modernisation, avait aussitôt suscité des controverses éthiques, des critiques pointant le cadeau d'un État étranger à un chef d'État en exercice.

Le vol retour depuis Ankara a été opéré avec l'ancien Air Force One, un appareil qui sert habituellement de réserve. Ce changement intervient alors que le président devait initialement poursuivre son voyage vers l'Angleterre, une destination qui n'a finalement pas été confirmée. Les spéculations vont bon train sur les motifs exacts de cette décision, certains observateurs y voyant une réponse aux polémiques, d'autres un simple ajustement opérationnel.

L'administration Trump n'a pas communiqué sur la date d'un éventuel retour du nouveau jet dans les rotations présidentielles. L'appareil qatari reste officiellement intégré à la flotte d'Air Force One, mais son utilisation future demeure incertaine après ce changement de dernière minute.

Le sommet de l'OTAN à Ankara a été l'occasion pour les alliés de discuter des engagements de défense et de la situation sécuritaire en Europe. Le choix du président américain de voyager sur un avion plus ancien pour ce déplacement diplomatique n'a pas été commenté par les autres dirigeants présents.