Donald Trump a donné le coup d’envoi des festivités marquant le 250e anniversaire des États-Unis par un rassemblement en soirée sur le National Mall, dans la capitale fédérale. L’événement, qui s’inscrit dans le cadre de la « Grande Foire nationale américaine » (Great American State Fair), constitue la première d’une série de manifestations prévues jusqu’à la date anniversaire du 4 juillet 2026.
Le président a prononcé un discours sur l’esplanade, devant un public rassemblé entre le Capitole et le monument de Washington. « Ce soir, alors que nous nous tenons à l’aube de notre 250e année d’indépendance, je suis ravi de déclarer que l’Amérique est de retour », a-t-il déclaré.
La soirée a été ponctuée par un survol d’appareils militaires – décrit comme incluant « certains des chasseurs et bombardiers furtifs les plus emblématiques de la nation » – ainsi que par des prestations de fanfares des forces armées. Le chanteur Lee Greenwood, interprète de God Bless the USA (Dieu bénisse les États-Unis), s’est produit en introduction du chef de l’État, tandis que le ténor Christopher Macchio a également chanté.
Deux entités concurrentes pour organiser les célébrations
Les réjouissances sont orchestrées par deux structures distinctes. America250, créée par le Congrès il y a dix ans, avait pour mission de planifier des événements non partisans. Freedom 250, une autre organisation, a été constituée par Donald Trump sous la forme d’un partenariat public-privé. Le Parlement a alloué 150 millions de dollars (environ 112 millions de livres sterling) de fonds fédéraux à l’ensemble des célébrations, et des millions supplémentaires semblent engagés par Freedom 250.
La « Grande Foire nationale américaine » est prévue pour durer seize jours, du 25 juin au 10 juillet, sur toute la longueur du National Mall. Selon Freedom 250, qui l’organise, l’exposition mettra en vedette l’ensemble des cinquante-six États et territoires du pays.
Annulations en série et réorientation vers un meeting politique
Un volet musical, intitulé « Great American State Fair concert series », devait initialement accompagner la foire. Plusieurs artistes – parmi lesquels Martina McBride, The Commodores, Young MC et Bret Michaels – se sont désistés, invoquant des inquiétudes quant à l’association de l’événement avec la Maison-Blanche. Certains ont affirmé ne pas avoir eu conscience que la manifestation était liée à Freedom 250.
En réaction, Donald Trump a annulé les concerts programmés et annoncé sur les réseaux sociaux qu’il tiendrait « le plus grand rassemblement de tous les temps », qualifié de « meeting pour mettre fin à tous les meetings ». Il a précisé que quelques artistes seraient malgré tout présents, citant nommément Lee Greenwood et Christopher Macchio. « Nous ne voulons pas de chanteurs sans talent, mais avec des cachets élevés pour vous endormir, nous leur avons dit à tous de rester chez eux », a-t-il écrit.
Le lancement de ces festivités intervient dans un contexte où plusieurs observateurs s’interrogent sur une possible politisation des célébrations du 250e anniversaire, en raison notamment du rôle prépondérant d’une organisation soutenue par le président.