Le ton monte d’un cran entre Donald Trump et l’Iran. L’ancien président américain et candidat à l’élection de novembre a proféré des menaces sans précédent à l’encontre de la République islamique, quelques heures après que des informations confidentielles ont circulé sur un complot d’assassinat ourdi depuis Téhéran. « S’ils tentent de m’assassiner, je décimerai et détruirai complètement l’Iran », a-t-il déclaré dans une intervention publique, sans préciser le cadre exact de cette déclaration.
Cette mise en garde fait suite à la transmission par les autorités israéliennes d’un renseignement aux États-Unis, selon lequel des éléments proches du régime iranien prépareraient une opération visant à éliminer l’ancien locataire de la Maison-Blanche. Les responsables israéliens auraient partagé ces informations avec leurs homologues américains dans le cadre d’une coopération sécuritaire étroite, estimant la menace suffisamment sérieuse pour justifier une alerte.
Un précédent de tensions Les relations entre Donald Trump et l’Iran sont marquées par une hostilité ouverte depuis son premier mandat. C’est sous sa présidence que les États-Unis ont quitté l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien en 2018, avant d’ordonner l’assassinat du général Qassem Soleimani en 2020. Téhéran a régulièrement promis de venger la mort de ce haut gradé, et les services de renseignement américains avaient déjà signalé des menaces accrues contre d’anciens responsables de l’administration Trump.
L’alerte israélienne, confirmée par plusieurs sources proches du dossier, intervient alors que la campagne présidentielle américaine entre dans sa phase la plus intense. Donald Trump, qui brigue un second mandat, a fait de la fermeté envers l’Iran l’un des axes de son programme.
Réactions à Téhéran Pour l’heure, les autorités iraniennes n’ont pas officiellement réagi aux menaces proférées par Donald Trump. La mission iranienne auprès des Nations unies n’a pas émis de commentaire dans l’immédiat. Les déclarations du candidat républicain risquent toutefois d’exacerber les tensions déjà vives entre les deux pays, alors que les pourparlers sur le nucléaire sont au point mort.
Les experts en sécurité notent que si une tentative d’assassinat contre un ancien président américain constituerait un événement gravissime, la crédibilité de la menace reste à établir. Les services de renseignement israéliens, réputés pour leur capacité à infiltrer les réseaux iraniens, ont toutefois jugé l’information suffisamment fiable pour la transmettre à Washington.
Un précédent historique Ce n’est pas la première fois qu’un dirigeant américain est la cible présumée d’un complot ourdi depuis Téhéran. En 2022, les États-Unis avaient déjà accusé l’Iran d’avoir planifié l’assassinat de John Bolton, ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump. Un Iranien avait été inculpé pour tentative de meurtre à cette occasion, sans que le lien avec le sommet de l’État iranien soit formellement établi.
Dans le cas présent, l’alerte israélienne intervient à un moment où l’Iran cherche à consolider sa position régionale tout en évitant une confrontation directe avec les États-Unis. Les menaces de Donald Trump, proférées dans un style qui rappelle ses interventions les plus virulentes, pourraient être interprétées à Téhéran comme une provocation supplémentaire.
Washington n’a pas officiellement confirmé la réception de cette information de la part d’Israël, mais des responsables américains auraient pris la menace au sérieux et renforcé la protection autour de l’ancien président. La campagne de Donald Trump n’a pas souhaité commenter les mesures de sécurité prises.
L’affaire relance le débat sur la vulnérabilité des personnalités politiques américaines face à des menaces extérieures, alors que les services de renseignement multiplient les alertes sur les ingérences étrangères dans le processus électoral.