Le président Donald Trump a donné le coup d’envoi des festivités du 250e anniversaire des États-Unis, vendredi 3 juillet, par un grand rassemblement sur le National Mall à Washington. Devant une foule nombreuse, le chef de l’État a prononcé un discours où se mêlaient références à l’histoire fondatrice du pays et critiques acerbes à l’encontre de ses adversaires politiques. L’événement ouvre un week-end de célébrations qui culminera le 4 juillet, date anniversaire de la Déclaration d’indépendance de 1776.

Une mise en scène patriotique et politique

Sur l’esplanade nationale, encadré par des figures historiques en costume d’époque et des drapeaux géants, Donald Trump a appelé les Américains à « se souvenir de leur héritage et à défendre leur liberté ». Il a notamment accusé les démocrates de vouloir « réécrire l’histoire » et de « saper les valeurs qui ont fait la grandeur du pays ». Cette intervention s’inscrit dans un climat de vives tensions politiques, alors que plusieurs enquêtes parlementaires et judiciaires sont en cours à l’encontre du président.

Selon des témoins présents sur place, le rassemblement a attiré un public majoritairement acquis à la cause du président, scandant des slogans de campagne et arborant des symboles trumpistes. Les services de sécurité avaient déployé un dispositif renforcé autour du Mall, tandis qu’un contre-rassemblement d’opposants se tenait à proximité, sur l’autre rive du Potomac, sans incident majeur signalé.

Un 250e anniversaire sous haute tension

Les célébrations officielles du « Semiquincentenaire » – nom donné au 250e anniversaire de la nation – ont été marquées par une profonde division politique. Des élus démocrates ont boycotté les cérémonies, dénonçant un « détournement » de la commémoration à des fins électorales. En réponse, la Maison-Blanche a qualifié ces critiques de « non patriotiques » et insisté sur le caractère non partisan de l’événement.

Les festivités se poursuivront samedi avec un défilé militaire sur Constitution Avenue, un feu d’artifice géant au-dessus du Washington Monument et une série de concerts organisés par le comité « America 250 », financé par des fonds publics et privés. Plusieurs gouverneurs républicains ont également organisé des événements locaux, tandis que des villes dirigées par des démocrates ont misé sur des commémorations plus sobres.

Un contexte judiciaire lourd

Ce rassemblement intervient alors que Donald Trump fait face à plusieurs procédures judiciaires, dont une enquête pour tentative d’entrave à la justice et une autre concernant la gestion de documents classifiés. Ses avocats ont multiplié les recours pour reporter les audiences, sans succès jusqu’à présent. Le président, qui a toujours clamé son innocence, utilise ces affaires comme un argument de campagne pour dénoncer une « chasse aux sorcières » orchestrée par l’establishment washingtonien.

Réactions contrastées

Les réactions à ce lancement des festivités ont été vives. Plusieurs historiens ont déploré la récupération partisane d’un anniversaire qui aurait dû rassembler l’ensemble des Américains. « Notre indépendance est un bien commun, pas un outil de campagne », a commenté une universitaire spécialiste de la Révolution américaine. À l’inverse, des figures conservatrices ont salué un « sursaut patriotique » et appelé à « rendre au 4 juillet sa signification authentique ».

Les célébrations du 250e anniversaire des États-Unis se poursuivront tout au long de l’année 2026, avec des événements programmés dans chaque État. Le point d’orgue est attendu pour le 4 juillet prochain, date qui coïncidera avec le 250e anniversaire exact de la signature de la Déclaration d’indépendance.