Le bilan humain de la récente frappe russe contre Kiev ne cesse de s’aggraver. Selon les derniers chiffres communiqués par les services de secours, au moins 30 personnes ont perdu la vie et près d’une centaine ont été blessées dans cette attaque. Cette opération est présentée par les autorités locales comme la plus massive jamais menée contre la capitale ukrainienne depuis l’invasion russe.
Les opérations de déblaiement se poursuivent sur les sites touchés, tandis que les équipes médicales tentent de prendre en charge le flux important de blessés. Le précédent bilan, établi la veille, faisait état de 27 morts. L’augmentation s’explique par la découverte de nouveaux corps sous les décombres et par le décès de blessés graves hospitalisés.
Une escalade inédite dans la guerre
Cette frappe illustre une intensification des bombardements russes sur les infrastructures civiles et religieuses de Kiev. Le recours à un nombre particulièrement élevé de missiles et de drones a provoqué des destructions étendues dans plusieurs quartiers de la ville. Plusieurs bâtiments résidentiels, ainsi qu’un site religieux emblématique, ont été endommagés.
Les autorités ukrainiennes dénoncent une violation délibérée du droit humanitaire international et appellent leurs partenaires occidentaux à renforcer les livraisons de systèmes de défense antiaérienne. De son côté, Moscou affirme viser uniquement des cibles militaires, sans apporter de preuve étayant cette position.
Contexte humanitaire alarmant
Avec ce nouveau décompte, la capitale ukrainienne connaît l’un des bilans les plus lourds depuis le début de l’invasion en 2022. Les hôpitaux de la ville sont sous pression, et les autorités appellent les habitants à se rendre dans les abris en cas de nouvelles alertes. La communauté internationale suit avec inquiétude cette escalade, alors que les appels à une désescalade se multiplient.
Les équipes de secours estiment que le bilan pourrait encore évoluer dans les prochaines heures, certains blessés se trouvant dans un état critique. L’attaque ravive les craintes d’une nouvelle phase de violence accrue dans le conflit.