Le réseau d'épilation au laser Epil House fait face à une vague de plaintes. Selon des éléments portés à la connaissance du public, au moins 126 anciennes clientes ont saisi la justice, dénonçant des blessures survenues lors de séances d'épilation au laser.

L'enseigne, implantée dans plusieurs villes en France, avait bâti sa notoriété sur des campagnes de promotion menées par des influenceurs sur les réseaux sociaux. Ces derniers vantaient les mérites de ses prestations, attirant une clientèle jeune, en quête de solutions d'épilation durable.

Des plaintes pour blessures

Les plaintes, déposées par des clientes, évoquent des lésions cutanées qui seraient consécutives aux traitements au laser. Aucun détail médical précis n'a été diffusé, mais les témoignages évoquent des douleurs et des séquelles esthétiques. Les victimes affirment ne pas avoir été correctement informées des risques potentiels.

Le nombre de plaintes, initialement estimé à plus d'une centaine, a été précisé à 126 par des sources concordantes. Ce chiffre pourrait encore évoluer, d'autres clientes étant susceptibles de se manifester.

Un modèle économique fondé sur le marketing d'influence

Epil House s'inscrit dans une tendance plus large où des entreprises de soins esthétiques utilisent le marketing d'influence pour attirer des clients. Les influenceurs, rémunérés ou invités, partagent leur expérience, donnant l'illusion d'une recommandation personnelle. Cette stratégie, efficace pour générer du trafic, expose toutefois les marques à des risques juridiques accrus si les prestations ne sont pas conformes aux attentes ou aux normes de sécurité.

Réactions en attente

Pour l'heure, la direction d'Epil House n'a pas communiqué publiquement sur ces plaintes. Les autorités judiciaires, saisies du dossier, n'ont pas encore annoncé l'ouverture d'une enquête formelle. Les clientes qui s'estiment lésées se sont regroupées via des associations de consommateurs et des groupes de discussion en ligne.

Cette affaire souligne les dérives possibles du recours massif aux influenceurs dans le domaine de la santé et de l'esthétique, où la sécurité des clients doit primer sur les considérations commerciales. Les plaintes déposées contre Epil House pourraient servir de précédent et inciter les pouvoirs publics à renforcer la régulation des pratiques promotionnelles dans ce secteur.