Une attaque d'une ampleur inédite a frappé Kiev dans la nuit du 2 juillet. Selon les autorités locales, au moins 25 personnes ont perdu la vie et plus de 90 ont été blessées. Il s'agit de l'assaut le plus meurtrier contre la capitale depuis le début de l'invasion russe, a estimé le maire Vitali Klitschko.

L'armée de l'air ukrainienne a fait état de 570 engins aériens lancés par la Russie, dont près de 500 drones. Des missiles balistiques Iskander, au nombre de 24, ainsi qu'une cinquantaine de missiles de croisière ont également été employés. Parmi eux figuraient quatre missiles hypersoniques Zircon, conçus principalement pour le ciblage naval.

Les frappes ont touché des immeubles d'habitation et un hôtel du boulevard Chevtchenko. Un projectile a provoqué l'effondrement partiel de six étages d'un bâtiment résidentiel de neuf niveaux. Au total, 36 emplacements dans la ville ont été endommagés, a précisé Tymur Tkachenko, chef de l'administration militaire de Kiev. L'attaque s'est déroulée sur une période de 11 heures.

Les secouristes poursuivent leurs recherches sous les décombres, tandis que Tkachenko a mis en garde contre une possible hausse du bilan. Plus de 50 000 personnes se sont réfugiées dans les stations de métro après le déclenchement des alertes aériennes. Le ministre des Affaires étrangères Andrii Sybiha a qualifié la nuit d'« horrifiante ».

La Russie a justifié ces frappes en les présentant comme une réponse aux récentes attaques ukrainiennes. Les opérations de déblaiement se poursuivent et les autorités redoutent que le nombre de victimes n'augmente encore.