L'Espagne entame sa phase à élimination directe de la Coupe du monde 2026 avec un défi de taille : vaincre non seulement l'Autriche, mais aussi une malédiction qui la poursuit depuis son sacre en Afrique du Sud. Depuis 2010, la Roja n'a plus gagné le moindre match de phase finale dans un Mondial, échouant à chaque fois au stade des huitièmes de finale, en 2018 contre la Russie puis en 2022 face au Maroc, à chaque fois aux tirs au but.
Un parcours en demi-teinte
Arrivée en Amérique du Nord avec le statut de favorite, la sélection espagnole n'a pourtant pas convaincu lors du premier tour. Les hommes de Luis de la Fuente ont buté sur le Cap-Vert (0-0) lors de leur entrée en lice, avant de largement dominer l'Arabie saoudite (4-0). Leur dernier match de poule face à l'Uruguay s'est soldé par un étriqué succès 1-0. De la Fuente a toutefois assuré que son équipe était sur une pente ascendante. « Ce groupe est habitué à battre des records et à surmonter les moments difficiles ; nous sommes déterminés à continuer d'avancer », a-t-il déclaré à la veille du match.
L'entraîneur espagnol a également reconnu que son équipe devait corriger certains points aperçus lors des trois premières rencontres. Interrogé sur la pression liée aux attentes du public, il a affirmé apprécier ces exigences. « J'aime que l'on attende beaucoup de nous », a-t-il confié, balayant les inquiétudes suscitées par les éliminations précoces des précédentes éditions.
L'Autriche en quête d'un exploit historique
Face à l'Espagne, l'Autriche dispute son premier match à élimination directe en Coupe du monde depuis 1954, année où elle avait atteint les quarts de finale. Les Autrichiens, entraînés par Ralf Rangnick, se sont qualifiés en terminant deuxièmes du groupe J, avec six buts inscrits en trois rencontres, soit un de plus que leur adversaire du jour.
Conscient du défi qui attend son équipe, Rangnick a estimé qu'il faudrait élever le niveau de jeu. « Nous savons tous que nous devons faire encore mieux demain. Contre l'Espagne, c'est une évidence », a-t-il déclaré. « Nous devons franchir un cap supplémentaire. »
Lamine Yamal, l'atout jeunesse de la Roja
Parmi les joueurs à suivre côté espagnol, le jeune ailier Lamine Yamal, âgé de 18 ans, a déjà inscrit un but depuis le début du tournoi. Sa vivacité et sa technique pourraient faire la différence face à une défense autrichienne qui n'a pas encore été confrontée à un adversaire de ce calibre dans la compétition.
Le milieu de terrain Rodri, capitaine de la sélection, sera également un élément clé pour dicter le tempo, tandis que le gardien Unai Simon devra rester vigilant face aux contres rapides de l'Autriche, qui compte sur des joueurs comme Marcel Sabitzer et Marko Arnautović pour créer le danger.
Une affiche aux multiples enjeux
Le vainqueur de ce seizième de finale affrontera en huitièmes le Portugal ou la Croatie, deux autres nations candidates au titre. La rencontre se dispute au Los Angeles Stadium, une enceinte moderne située en Californie, avec un coup d'envoi prévu à midi heure locale (19h00 GMT).
L'Espagne reste sur une invincibilité de trente-quatre matches, une série qui remonte à mars 2023. Mais cette statistique compte pour peu en phase finale, où chaque rencontre est décisive. Pour les Autrichiens, l'occasion est unique de marquer l'histoire du football national en atteignant le tour suivant pour la première fois depuis plus de sept décennies.