L'Espagne et la Belgique s'affrontent vendredi à Los Angeles en quarts de finale de la Coupe du monde 2026, un duel européen très attendu qui désignera l'adversaire de la France dans le dernier carré. Le coup d'envoi sera donné à midi heure locale (19h00 GMT) au stade de Los Angeles, en Californie.
Une défense espagnole imperméable
L'équipe dirigée par Luis de la Fuente aborde cette rencontre forte d'une statistique remarquable : elle n'a pas encaissé le moindre but depuis le début du tournoi, une première dans l'histoire de la compétition sur six matches consécutifs. La Roja n'a concédé que six tirs cadrés en cinq rencontres. Après avoir dominé la phase de groupes (première place du groupe H avec sept points), les Espagnols ont éliminé l'Autriche (3-0) puis le Portugal (1-0) grâce à un but tardif lors du choc ibérique des huitièmes de finale, mettant fin au parcours en Coupe du monde de Cristiano Ronaldo.
L'Espagne s'appuie sur un jeu de possession caractéristique, dans la lignée de son sacre mondial de 2010. L'attaquant vedette Lamine Yamal, du FC Barcelone, âgé de 18 ans, n'a toutefois inscrit qu'un seul but en cinq apparitions, loin de son niveau habituel. « Nous savons que la meilleure version de lui-même, le Lamine offensif, est quelque chose que nous n'avons pas tout à fait vu lors de cette Coupe du monde. Pas au niveau auquel nous sommes habitués », a reconnu Luis de la Fuente la veille du match. En l'absence d'un Yamal étincelant, Mikel Oyarzabal s'est illustré avec quatre réalisations, dont un doublé face à l'Autriche.
La Belgique portée par une dynamique ascendante
De leur côté, les Diables Rouges ont connu un début de tournoi poussif avant de monter en puissance. Deuxièmes du groupe G avec cinq points, ils se sont qualifiés pour les quarts de finale après avoir largement dominé les États-Unis, coorganisateurs, sur le score de 4-1 en huitièmes de finale. Cette performance a démontré la capacité de réaction de l'équipe entraînée par Rudi Garcia, qui a su trouver son rythme au fil des semaines. La Belgique mise sur une défense solide et des contre-attaques rapides pour contrer la maîtrise espagnole.
Le sélectionneur belge a souligné avant la rencontre que tout le monde s'attend à ce que l'Espagne l'emporte, mais ses joueurs espèrent reproduire l'exploit de 1986, année où les deux équipes s'étaient affrontées en demi-finale de la Coupe du monde. Romelu Lukaku est le meilleur buteur belge du tournoi avec trois réalisations.
Compositions probables
Du côté espagnol, le onze de départ pourrait comprendre : Simon dans les buts ; Porro, Cubarsi, Laporte et Cucurella en défense ; Rodri (capitaine), Pedri, Yamal, Olmo et Baena au milieu ; Oyarzabal en pointe. Pour la Belgique, Courtois devrait être titulaire dans les cages, avec une défense composée de Castagne, Mechele, Theate et De Cuyper. Au milieu, Vanaken et Raskin sont attendus, tandis que Lukebakio, Tielemans et Doku soutiendraient De Ketelaere en attaque.
Les enjeux
Le vainqueur de ce quart de finale se rendra au Texas mardi prochain pour affronter la France en demi-finale, un choc que de nombreux observateurs décrivent déjà comme une finale avant l'heure. L'Espagne cherche à atteindre le dernier carré pour la première fois depuis 2010, tandis que la Belgique tente de rééditer l'exploit de 2018, lorsqu'elle avait atteint les demi-finales. La rencontre s'annonce comme un affrontement de styles entre la possession méthodique espagnole et la résilience belge.