Le dossier de la reprise du groupe papetier Fibre Excellence par le banquier d'affaires Matthieu Pigasse connaît un nouveau rebondissement. Alors que l'audience décisive devant le tribunal de commerce se déroulait ce 10 juillet, les présidents de plusieurs régions concernées, appuyés par des représentants syndicaux, ont adressé une demande commune au président de la République, Emmanuel Macron. Ils sollicitent la tenue d'une table ronde afin de débloquer le processus de rachat, actuellement suspendu.
Dans leur requête transmise à l'Élysée, les signataires estiment qu'une intervention de plus haut niveau est indispensable pour sortir de l'impasse. Les élus et les syndicats considèrent que les délais imposés par la procédure judiciaire n'ont pas permis aux différentes parties de parvenir à un accord. Ils appellent à une réunion associant l'État, le repreneur potentiel, les collectivités territoriales et les représentants des salariés.
Cette initiative intervient alors que l'audience fixée au 10 juillet était présentée comme la dernière échéance pour valider le plan de reprise élaboré par Matthieu Pigasse. Celui-ci avait conditionné son offre à un engagement financier de l'État, sans obtenir de réponse claire des pouvoirs publics. L'absence d'accord à ce stade fait planer une incertitude sur l'avenir des sites industriels et des emplois.
Les présidents de région et les syndicats insistent sur l'urgence sociale et économique, particulièrement pour les usines implantées dans des territoires dépendants de cette activité. Ils espèrent qu'une table ronde permettra de trouver une solution globale et de sécuriser la pérennité de l'outil de travail.
Pour l'heure, l'exécutif n'a pas répondu publiquement à cette sollicitation. La demande de médiation au sommet de l'État témoigne de la volonté des acteurs locaux de ne pas laisser le dossier s'enliser, alors que l'audience décisive se tient sans accord finalisé.