La formation politique Place publique a qualifié « d’une main tendue » la décision prise par les militants du Parti socialiste (PS) d’organiser une primaire fermée pour la désignation de leur candidat à l’élection présidentielle de 2027. Dans un communiqué, le parti présidé par l’eurodéputée Aurore Lalucq a salué « une nouvelle étape pour le rassemblement » de la gauche.

Un signal politique pour l’unité

Ce mode de sélection interne, approuvé par les adhérents du PS lors d’un vote organisé les 9 et 10 juillet, signifie que seuls les militants socialistes pourront départager les prétendants à l’investiture. Place publique y voit un signal adressé aux autres composantes de la gauche, notamment à celles qui souhaitent une candidature unique dès le premier tour.

Le texte publié par le mouvement souligne que cette primaire fermée constitue une base de discussion possible avec les autres partis. Il précise que Place publique restera attentif aux modalités précises du scrutin et continuera de défendre une « dynamique unitaire large » face à ce que ses responsables décrivent comme les risques d’une candidature dispersée.

Le choix des militants socialistes

Les adhérents socialistes étaient appelés à trancher entre deux options : une primaire fermée, réservée aux seuls membres du PS, et une primaire ouverte, élargie aux sympathisants de gauche. C’est la première option qui l’a emporté, scellant ainsi la méthode de désignation du candidat socialiste pour 2027.

Ce scrutin interne doit permettre aux militants de choisir celui ou celle qui portera les couleurs du parti lors du prochain scrutin présidentiel. Plusieurs personnalités ont d’ores et déjà fait part de leur intention de se présenter, dont l’ancienne ministre Ségolène Royale, qui a officiellement annoncé sa candidature à cette primaire.

Une réaction contrastée dans le camp socialiste

Si la décision a été accueillie favorablement par Place publique, elle suscite des réactions plus mitigées au sein même de la gauche. Certains socialistes plaidaient en faveur d’une primaire ouverte, estimant qu’elle aurait permis d’élargir la base électorale et d’envoyer un signal d’ouverture aux autres forces progressistes.

À l’inverse, les partisans d’un scrutin fermé mettaient en avant la nécessité de préserver l’identité du parti et d’éviter des interférences extérieures. Le débat sur le périmètre de la primaire avait animé les instances socialistes ces dernières semaines, le conseil national du parti ayant fixé la consultation des adhérents par un vote en juillet.

Les prochaines étapes

La direction du PS doit désormais préciser le calendrier et les règles détaillées de cette primaire fermée. Les candidats potentiels devront remplir les conditions fixées par le parti – notamment en termes de parrainages de militants – pour pouvoir figurer sur le bulletin de vote.

Pour Place publique, l’enjeu est désormais de voir si ce choix des socialistes pourra servir de tremplin à un « rassemblement plus large » entre les différentes sensibilités de la gauche. Le mouvement, qui avait noué une alliance avec le PS aux élections européennes, reste en quête d’une stratégie commune pour la présidentielle.

La question de la candidature unique à gauche pour 2027 reste ouverte. Si la primaire fermée du PS permet d’avancer sur ce terrain, l’attitude des autres formations – La France insoumise, les Écologistes ou le Parti communiste – sera déterminante dans les mois à venir.