L'explosion survenue dimanche soir sur le plus grand site de traitement de gaz naturel liquéfié (GNL) du Qatar a fait au moins 13 morts et 66 blessés, selon un nouveau bilan communiqué par les autorités locales. Le précédent décompte faisait état de 54 blessés et 18 disparus.
Le ministre de l'Énergie, Saad Sherida al-Kaabi, a indiqué que l'accident s'était produit sur le site de l'usine d'approvisionnement en gaz local de Barzan, dans la zone industrielle de Ras Laffan. Il a précisé que l'usine était à l'arrêt depuis décembre 2025 pour des travaux de maintenance urgents et n'avait redémarré que deux jours avant l'explosion.
« Il s'agit d'un accident, pas d'un sabotage ou d'un acte hostile », a déclaré le ministre, ajoutant que les exportations de gaz du Qatar ne seraient pas affectées. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes exactes du sinistre.
L'ambassade de l'Inde à Doha a confirmé que tous les morts étaient des ressortissants indiens et pakistanais. Dans un communiqué, la représentation diplomatique a exprimé ses plus sincères condoléances aux familles des victimes et assuré qu'elle restait en contact étroit avec les autorités qataries pour apporter toute l'aide nécessaire.
L'explosion a été ressentie jusqu'à Doha, à plus de 70 kilomètres de Ras Laffan, provoquant des vibrations dans les habitations et semant l'inquiétude parmi la population. Des images diffusées montraient une lueur orangée dans le ciel nocturne au-dessus de la zone industrielle.
QatarEnergy, la compagnie pétrolière nationale, avait confirmé peu après l'incident que l'explosion était survenue à l'usine de Barzan et que les équipes d'urgence étaient parvenues à maîtriser l'incendie. Le site de Ras Laffan, qui abrite le plus grand port artificiel du monde et la plus grande installation d'exportation de GNL, avait déjà subi des dommages lors de frappes iraniennes plus tôt dans l'année, dans le cadre du conflit américano-israélo-iranien.
Le ministre de l'Énergie n'a pas donné de calendrier précis pour la reprise des opérations, mais a assuré qu'il n'y avait pas de risque environnemental.