Une explosion a frappé dans la nuit de dimanche à lundi le complexe industriel de Ras Laffan, principal pôle de production de gaz naturel liquéfié (GNL) du Qatar. Le bilan provisoire fait état d’au moins 54 blessés et de 18 personnes portées disparues, ont annoncé les autorités qataries et la compagnie publique QatarEnergy.

Selon le ministère de l’Intérieur qatari, qui s’est exprimé sur les réseaux sociaux, l’explosion est due à une défaillance technique survenue dans une installation d’approvisionnement en gaz local. Aucune fuite n’a été signalée, a précisé le ministère. QatarEnergy a indiqué que le sinistre s’est produit lors de la phase de redémarrage des opérations sur le site, endommagé par une attaque iranienne au mois de mars.

Un site essentiel fragilisé par le conflit

Ras Laffan, situé sur la côte nord-est de la péninsule arabique, est le cœur de l’industrie gazière qatarie. Le pays, l’un des premiers exportateurs mondiaux de GNL, avait interrompu sa production dès les premiers jours de la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran. En mars, une frappe de missiles et de drones iraniens avait gravement endommagé les infrastructures de Ras Laffan. Les autorités qataries avaient alors estimé que le retour à la pleine capacité de production pourrait prendre plusieurs années.

Les équipes de secours sont toujours à l’œuvre pour retrouver les disparus, a indiqué le ministère de l’Intérieur. L’origine exacte de la défaillance technique qui a provoqué l’explosion n’a pas encore été précisée.

Un contexte de reprise diplomatique

Cet accident survient alors que le Qatar a joué un rôle de médiateur de premier plan dans les négociations ayant abouti, la semaine dernière, à un accord préliminaire entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin au conflit. La remise en marche des installations de Ras Laffan s’inscrit dans ce processus de stabilisation régionale. L’explosion ne devrait toutefois pas affecter la reprise progressive de la production, selon les autorités.