Un rapport conjoint des services d'inspection de la gendarmerie nationale et de la justice a été remis ce lundi matin au Premier ministre. Ce document, qui fait suite à l'affaire Lyhanna, examine les circonstances entourant le décès de l'adolescente et le traitement judiciaire des plaintes connexes.
D'après des informations diffusées dans la presse, le rapport met en lumière des délais jugés excessifs dans la gestion d'une plainte déposée en août 2025. La mère d'une fillette de 10 ans, prénommée Rosa, y accuse Jérôme Barella — déjà mis en cause dans la mort de Lyhanna — de viols répétés. Le document soulignerait que cette plainte n'a pas fait l'objet d'une prise en charge rapide, ce qui aurait pu permettre d'éviter le drame.
Alors que l'exécutif insiste sur des responsabilités individuelles, des collectifs féministes et de protection de l'enfance dénoncent des défaillances systémiques et un manque chronique de moyens alloués au traitement des violences sexuelles. Ils appellent à une réforme en profondeur du système judiciaire et policier.
Ce lundi soir, de nouveaux rassemblements sont prévus place Vendôme et devant plusieurs tribunaux. Les participants réclament notamment le départ du ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, qu'ils tiennent pour responsable d'une gestion insuffisante de ces affaires. Ces manifestations s'inscrivent dans une série de mobilisations hebdomadaires organisées à l'appel de quelque 150 associations depuis le début de l'affaire.
Le rapport d'inspection, qui doit également être transmis au ministre des Armées Sébastien Lecornu, pourrait servir de base à d'éventuelles sanctions disciplinaires ou à des évolutions législatives. Le gouvernement n'a pas encore communiqué officiellement sur le contenu du document.