L’affaire du féminicide survenu à Laval connaît une nouvelle étape judiciaire. L’homme interpellé à Paris après la découverte du corps de son ex-conjointe a été mis en examen et écroué, ont indiqué les autorités judiciaires.

Le suspect, qui avait reconnu avoir étranglé la victime lors de sa garde à vue, a été présenté à un juge d’instruction. Le parquet a requis son placement en détention provisoire, mesure qui a été suivie par le magistrat instructeur. L’intéressé a donc été incarcéré dans l’attente de son procès.

Les faits remontent à quelques jours

Le corps de la femme, âgée d’une trentaine d’années, avait été retrouvé à son domicile lavallois. Rapidement, les enquêteurs avaient orienté leurs investigations vers son ancien compagnon, qui avait quitté la ville. Grâce à des éléments de surveillance et de téléphonie, les policiers avaient localisé l’homme dans la région parisienne, où il a été interpellé sans incident.

Lors de ses auditions, le mis en cause a livré des aveux circonstanciés, expliquant avoir tué son ex-compagne par strangulation. Il a également fourni des détails sur le déroulement de la soirée fatale.

Une qualification criminelle retenue

La mise en examen a été prononcée pour « meurtre sur conjoint ou ex-conjoint », une infraction criminelle passible de la réclusion criminelle à perpétuité. Cette qualification tient compte de la relation antérieure entre la victime et l’auteur présumé.

L’enquête, confiée à la police judiciaire, se poursuit afin de préciser les circonstances exactes du drame et d’éventuels antécédents de violences conjugales. Des auditions de proches et des expertises médico-légales sont en cours.

Un féminicide de plus

Ce drame s’inscrit dans la série des féminicides commis chaque année en France. Selon les associations, ces homicides conjugaux sont souvent précédés de signaux d’alerte. Dans cette affaire, les enquêteurs examinent si des plaintes ou des signalements avaient déjà été déposés.

Le placement en détention provisoire du suspect vise à garantir sa présence à la procédure et à prévenir toute pression sur les témoins ou toute réitération des faits. La date du procès n’est pas encore fixée ; l’instruction pourrait durer plusieurs mois.