Une enquête préliminaire sur l'incident qui a gravement blessé un passager d'un vol Ryanair reliant la Grèce à l'Allemagne le 10 juillet suggère qu'un objet extérieur aurait endommagé un moteur de l'appareil, a déclaré le PDG de la compagnie aérienne. Michael O'Leary a précisé que cette hypothèse, bien que non encore confirmée, constituait la piste principale des investigations.
Le dirigeant a tenu à rassurer sur l'état de l'avion, un Boeing 737 âgé de 18 ans exploité par la filiale Malta Air. Selon lui, le moteur concerné avait fait l'objet d'une révision complète au cours des deux dernières années. « Il semble qu'il s'agisse d'un dommage causé par un objet étranger au moteur lors du décollage à Thessalonique, mais nous ne pouvons pas l'affirmer de façon définitive », a-t-il expliqué.
Un passager partiellement aspiré
Le ressortissant serbe Ljubisa Karović, 52 ans, a vu sa tête et son épaule droite aspirées à travers la vitre brisée de son hublot en plein vol. Son épouse, Svetlana Grković Maksimović, a raconté aux médias serbes qu'elle et deux autres passagers avaient maintenu son mari par les jambes pendant plusieurs minutes afin de le retenir. « Nous l'avons tiré en arrière ensemble. Tout son visage était déformé, le sang coulait de son nez et de sa bouche », a-t-elle confié.
L'avion a effectué un atterrissage d'urgence, et la victime a été immédiatement hospitalisée. Des témoins ont rapporté avoir entendu « une sorte d'explosion » à bord.
Enquête en cours et implications
L'agence américaine de sécurité des transports (NTSB) s'est saisie du dossier. Michael O'Leary a indiqué qu'un projet de rapport préliminaire serait publié dans un délai d'environ 28 jours. La confirmation d'une cause externe pourrait avoir des conséquences sur la répartition des responsabilités entre Ryanair et le constructeur Boeing.
L'incident soulève à nouveau des questions sur la sécurité des vols et la maintenance des appareils vieillissants, même si le patron de Ryanair a défendu le suivi technique de sa flotte.